
Les populations africaines voudraient tant que leurs dirigeants puissent s’inspirer d’une telle initiative pour apprendre à rendre compte.
La première chose dont on pourrait se réjouir suite à la conférence de presse de François Hollande d’hier, c’est le fait même que la rencontre constitue le respect d’une promesse électorale. Sur plusieurs sujets évoqués au cours de la conférence, le successeur de Sarkozy pourrait être logiquement critiquable. Mais en même temps, on reconnaîtra aisément qu’il a au moins tenu à sa promesse de convoquer la presse chaque six mois, pour évoquer la situation du pays. Il en découle le respect et la considération qu’il a pour la presse de son pays.
Cette attitude tranche avec celles de nombreux de ses collègues africains.
En guise d’illustration, il faut dire que pratiquement deux ans après son investiture, le président guinéen n’a pas encore un seul rendez-vous avec les médias de son pays. Malgré les sempiternelles protestations des médias guinéens, le chef de l’Etat continue à privilégier les confrères étrangers pour ses plus grandes annonces.
Sur beaucoup de sujets, le président guinéen est pourtant prompt à mettre en exergue la similitude qu’il a avec son camarade socialiste français. Eh bien, par rapport au respect que l’un et l’autre vouent aux médias de leurs pays respectifs, les deux hommes politiques ont des points divergents. Une différence que chacun semble cependant assumer.
Au-delà de cet intérêt pour les médias, les populations africaines aimeraient que leurs dirigeants, s’inspirant plus largement de l’attitude du président français et d’autres américains, européens et asiatiques, apprennent à leur rendre compte. Elles aimeraient, de la bouche de leurs chefs, en savoir davantage sur la façon dont leurs pays sont gérés.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info.




















