
Hollande tient à Cotonou un discours malgré tout paternaliste, avec des accents de sermon et de leçons de choses. Une intonation de ‘’grand frère’’ qui dérange encore dans plusieurs pays africains. Une position tutélaire du haut de laquelle, Hollande interpelle ses pairs du continent.
Quand le président français affirme : « Je ne change pas de discours selon les lieux où je me déplace » C’est en effet beaucoup pour se prémunir des critiques qui ne vont pas manquer, concernant les étapes angolaise et camerounaise de son périple-éclair en Afrique, où règnent encore des dinosaures. C’est aussi une manière préventive de préparer les leaders et les opinions publiques des pays en question à accepter sa rhétorique bien huilée sur les constitutions que certains chefs d’Etats africains sont enclins modifier à leur guise.
Hollande avertit ou conseille, c’est selon : « Les Constitutions sont faites pour être respectées. Quand ce sont les mêmes qui ont voulu des changements et qui font encore des changements aux changements, dans le but de se perpétuer, il y a là un risque, pour la démocratie mais aussi pour la stabilité et la sécurité. »
Décidément l’escale béninoise aura servi de tribune pour passer un certain nombre de messages forts sur les transitions démocratiques, les processus électoraux et la responsabilité des leaders africains dans la stabilité ou non de leurs différents pays. A bon entendeur…
Maria de BABIA pour GCI
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