
Le ministre n’y est pas allé du doigt de la cuillère pour tenir l’épidémie d’Ébola responsable de la paupérisation de l’économie guinéenne, donc des recettes de l’état : «Vous savez que cette épidémie a causé d’énormes dégât à notre économie, sérieusement foudroyée, ce qui a handicapé l’Etat et qui ne lui a pas permis d’exécuter son budget, dans sa partie recettes qui s’est amenuisé et les rentrées de fonds se sont complètement rétrécies.»
Il a fait savoir que toutes les années 2014 et 2015 sont caractérisées par une baisse drastique des recettes de l’état. Pour lui, la hausse des tarifs de communication s’inscrit également dans la logique de la mesure d’urgence, pour permettre de redresser l’économie nationale. « Nous avons initié un certain nombre de mesure visant à booster notre économie nationale » dont la taxe sur la téléphonie.
S’agissant de la taxe établie qui fixe le cout de communication à 1 franc guinéen la seconde et 60 francs la minute, il dit que cela a été décidé par l’Assemblée nationale et promulgué par le chef de l’Etat.
Il invite les citoyens à prendre cette mesure sous l’angle du sacrifice car, selon lui, tous les Guinéens doivent apporter leur contribution au redressement du pays. Il trouve abordable d’ailleurs la hausse du tarif pour tous les citoyens, car selon toujours lui, elle ne coute pas grand-chose : « cela ne représente rien pris individuellement. » explique-t-il.
« Il y a une autre taxe, mais cette fois-ci qui n’est pas payée par les consommateurs mais par les opérateurs. Cette taxe ce sont les 3 pour cent du chiffre d’affaires de chaque operateurs qui doivent être versés à l’Etat», annonce-t-il. Ce sont deux taxes qui ont été adoptées par l’assemblée nationale, déclare le ministre.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
© 2015 GuineeConakry.Info




















