
Un Watergate tropical qui prend le nom de ‘’Guptagate’’, du patronyme de cette richissime famille d’origine indienne qui, à en croire le rapport, est dans une position de suprématie de facto, que le document n’hésite d’ailleurs point à qualifier de « « Prise de contrôle de l'Etat ». Un amas fait de corruption, de magouille systématique, de combines, d’arnaque ou d’interloupes plus ou moins intelligentes, sur le dos du pauvre citoyen sud-africain qui, pendant ce temps, croupit dans la mouise.
Elégance cupide
Des réseaux d’influence bien huilés, par des mains bien graissées, pour accomplir quasiment incognito leur forfaiture, avec même une certaine élégance cupide ! C’est pourquoi, le rapport, sans détour, invite la police à voir ‘’en haut de en haut’’. Donc au sommet de l’Etat, pour voir si des crimes n’y sont pas impunément commis. Car, il apparait selon le rapport qu’un ascenceur fonctionnait, sans coup férir, entre les puissances de l’argent et les allées du pouvoir. La Haute Cour de Pretoria, qui a ordonné la publication urgente du rapport, sait bien ce qu’elle souhaite détricoter pour que la gouvernance soit transparente, au péril des magouilleurs et autres «nageurs en eaux troubles»
Dans ce tourbillon politico-judiciaire, où les questions économiques et financières ne pas moindres, le président Jacob Zuma qui sort à peine d’autres séries d’affaires tout autant rocambolesques, avec sa résidence, sa piscine et ses poulaillers, a encore beaucoup de soucis à se faire. Lui, qui a tout fait pour empêcher la diffusion dudit rapport. La troublante nomination de M. Van Rooyen, semble s’expliquer, grâce à ce rapport, par un « melting pot» de tuyaux familiaux, de combines administratives et de mises aux enchères sélectives de postes juteux pour un renvoi d’ascenseur convenu.
La police et la justice
Ainsi des sommes mirobolantes étaient proposées par les Gupta, pour raccourcir l’échelle sociale et placer leurs hommes de confiance, en toute complicité avec les plus hautes autorités du pays. Certes, il ne sera pas facile de démontrer, ou de démonter tous les rouages de cette vaste opération d’embastillement de l’économie sud africaine, mais le fait que ce rapport ait pu être publié, est un pas important dans la marche contre la corruption et l’impunité. En attendant que la police et la justice fassent vraiment « leur boulot » et que l’opposition entre puissamment dans la brèche ainsi ouverte, pour se faire entendre, à défaut de pouvoir faire tomber Zuma...
Maria de BABIA pour GCI
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