
À y regarder de près, on a comme l'impression que ce sont les mêmes schémas qui se répètent, en dépit des moments et des contextes. L'opposition réclame le dialogue, le pouvoir n'en prend pas compte, les premiers menacent et les derniers tendent la main. Au bout du compte on dialogue, on arrache et paraphe des accords qui ne sont pratiquement jamais appliqués.
Parmi les causes principales du blocage politique et le manque de dialogue presque permanant entre le pouvoir et l'opposition en Guinée, c'est la faiblesse et l'inertie des institutions de la république, la politisation à outrance de l'administration et l'égoïsme et les égos démesurés des hommes politiques, qui n'ont aucun sens du patriotisme et de l'intérêt supérieur de la nation et du peuple Guinéen.
D'un côté, on affine ses armes et ses stratégies, de l'autre on met en place des contre-stratégies. Dans l'un ou l'autre des cas, le but visé est accéder au pouvoir ou se maintenir. Le peuple servira toujours dans ce rapport de force de boucs émissaires, manipulés, corrompus, instrumentalisés à travers des subjectivités d'ordre ethnique, regional, etc
Le malheur de la Guinée est le fait des hommes politiques et dirigeants, ceux d'aujourdhui comme d'hier, d'avoir échoué à consolider nos institutions et nos acquis, comme pour paraphraser le premier président noir de l'histoire des Etats-unis " des institutions fortes". C’est seulement à ce prix que nous parviendrons à construire et matérialiser un projet commun, celui d'une nation.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















