
Le porte-parole de cette opposition réagit : «La première remarque que je ferais, c’est que ça nous a pris cinq ans avec la commission provisoire de réflexion, avec la nécessité peut-être d’aller à la réconciliation nationale. Quand est-ce, la commission elle-même va naitre ? Au premier document publié par cette commission j’avais réagi en écrivant une lettre ouverte, parce que là-dedans il y avait trois passages qui m’avaient beaucoup inquiété : beaucoup de crimes ont été commis, qu’il ne fallait pas remuer le couteau dans la plaie, invitant donc à ne pas organiser un débat, au risque de mettre le couteau dans la plaie ! Nous ne construirons la paix dans ce pays, c’est lorsque la vérité sera dite, lorsque la justice sera faite. Cela ne peut pas se faire en dehors d’un débat. Les gens qui ont des points de vue différents par rapport aux évènements douloureux que nous avons connus dans notre pays, puissent agir pour nous permettre de maximiser nos chances d’aller vers la réconciliation».
Pour lui, «la réconciliation n’a pas d’importance lorsqu’on n’arrête pas de penser ce qui nous amène à penser à la réconciliation. Aujourd’hui encore les mêmes causes sont entrain de produire les mêmes effets. Les mêmes crimes commis hier qui nécessitent la réconciliation continuent d’être commis».
Mgr Vincent Koulibaly, membre de la commission de réflexion tente de rassurer : «Il faut qu’ils comprennent que c’est de la réflexion. C’est elle qui est demandée pour proposer une piste. Ce n’est pas une commission qui va déjà donner une solution. La réflexion ça prend du temps».
AGP




















