GUINEE AGRICOLE: Vers l’autosuffisance alimentaire?

Le gouvernement, dans son rapport annuel 2012, a passé en revue ses principales activités en matière de gouvernance, de lutte contre la pauvreté, de développement des infrastructures, de développement et de l’expansion économique, ainsi que de défense et de sécurité, en faisant ressortir des avancées significatives par rapport à l’année précédente sur le plan politique, social et économique. Au niveau de l’agriculture, les résultats de la campagne agricole 2011-2012 indiquent une production de 1.793.135 tonnes de riz paddy, représentant 40% de réduction de déficit moyen des 330.000 tonnes de la période 2007-2010, indique-t-on dans ce document. Pour la campagne 2012-2013, les prévisions de récolte de riz sont estimées à 1.918.841 tonnes de paddy. Une attention particulière est accordée à la maîtrise de l’eau dans les plaines et bas-fonds et au désenclavement des zones de production à l’effet d’assurer une double culture et favoriser l’écoulement des produits... 18:20 27-9-2013

C’est ce dans ce cadre, que des contrats de réhabilitation de 7.500 ha de plaine et bas-fonds et 6.677 ha à aménager ont été signés, de désenclavement des zones de production notamment, la réhabilitation/entretien de pistes rurales et de la construction ou reconstruction d’ouvrages de franchissement et d’assainissement avec trois grands ponts ruraux dont les travaux ont atteint un taux de réalisation moyen de 62,5 %.

‘’Les livraisons d’intrants agricoles prévus (engrais, herbicides, insecticides, kits de production, pulvérisateurs haut débit, atomiseurs, semences améliorées, sacs d’emballage, bâches, bascules et machines pour la mécanisation agricole) ont été faites conformément aux quantités fixées afin de réaliser l’objectif de production de 200.000 tonnes additionnelles de riz’’, souligne-t-on dans ce rapport.

En plus de ces intrants, des engrais spécifiques ont été fournis aux producteurs dans le but, dit-on, de la diversification de la production agricole (manioc et maïs frais), y compris la production maraîchère, fruitière et cotonnière.

Ce projet comporte un certain nombre de composantes à savoir, la préservation des caractéristiques génétiques et l’amélioration de la production et de la productivité du Bétail Ruminant Endémique (BRE), l’amélioration de la valorisation du BRE et de ses produits, et la gestion durable des écosystèmes du BRE.

Au niveau de la composante préservation des caractéristiques génétiques et l’amélioration de la production et la productivité du BRE, l’on fait savoir que, ‘’les Centres d’Appui à l’Elevage (CAE) de Boké et Famoïla à Beyla ont connu un démarrage ‘’effectif’’ des travaux de réhabilitation et obtenu l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), pour la fourniture d’équipements des laboratoires’’.

Sur le plan du renforcement de capacités, 1700 agro-éleveurs, répartis en deux groupes, ont été formés respectivement sur les thèmes, ‘’Habitat-alimentation-santé’’ et ‘’Gestion de la production et amélioration génétique’’.

En ce qui concerne la composante «amélioration de la valorisation du Bétail Ruminant Endémique (BRE) et de ses produits», les travaux de construction de nouvelles infrastructures de commercialisation du bétail et de transformation des produits animaux ont été lancés. Ces travaux concernent quatre marchés à bétail, un marché régional, quatre mini laiteries et quatre aires d’abattage.

Pour cela, le gouvernement dit avoir aussi obtenu l’appui de la BAD pour la fourniture d’équipements pour les quatre mini laiteries et pour la poursuite des sessions de formation pour 25 femmes de groupements laitiers en techniques de transformation laitière.

Quant à la composante ‘’gestion durable des écosystèmes du BRE’’, un plan de suivi environnemental a été élaboré et 54 acteurs en gestion de conflits ont été formés.

Dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs en matière d’intégration agriculture-élevage, 125 agro-éleveurs ont été formés en culture attelée.

Face aux feux de brousse, les communautés de la zone du projet ont été formées sur les méfaits de ce fléau. Afin de limiter la transhumance et réduire les conflits entre agriculteurs et éleveurs, le gouvernement œuvre de façon constance à l’amélioration de pâturages naturels.

C’est à ce titre que l’alimentation du BRE a été assurée par l’amélioration des parcours à bétail de huit hectares et l’installation de parcelles fourragères dans les sites du projet sur une superficie de 16 hectares. Pour assurer ainsi la production, des réseaux de producteurs ont été mis en place dans le cadre d’un système communautaire de production de semences fourragères de qualité.   

Une synthèse de Sékou Traoré

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