
Face à cette velléité politique affirmée de l’opposition à travers son porte-parole, Aboubacar Sylla, qui a annoncé, pour la suite des manifestations similaires dans les différentes préfectures du pays ; Albert Damantang Camara a précisé, tout en respectant le droit de l’opposition à manifester, que l’Etat prendra aussi, en ce qui le concerne les dispositions pour faire respecter l’ordre public.
Réagissant a ce projet de manifestation, le gouverneur de Conakry, M. Soriba Soriba a tenu, dans déclaration radiotélévisée à dire à l’opposition: «Autant nous ignorons la loi, autant elle se montrera à nous dans toute sa rigueur.» C’est dire que l’épreuve de force sera engagée entre les deux camps. Pour parvenir à ses fins, l’opposition a demandé à ses militants, chacun dans sa zone, de se rassembler pour rallier les différents points identifiés à travers la ville.
Cet exercice sera loin d’un jeu d’enfants, car pour sûr, les militants et autres sympathisants trouveront sur leurs différents chemins, les forces de l’ordre, notamment la police et la gendarmerie qui tenteront à tout prix de les dissuader d’accomplir leurs plans. Les opposants qui disent manifester contre les conseillers communaux dont les mandats sont échus et qu’ils veulent remplacer par les leurs récemment élus, auront fort à faire pour atteindre leurs objectifs. Certainement inspirée par le ‘’Balai citoyen’’ burkinabé qui a poussé Blaise Compaoré vers la sortie, l’opposition guinéenne s’engage ce lundi 13 avril dans une épreuve de force dont on ne voit vraiment pas l’issue, d’autant qu’elle ne présente aucun vrai programme de rechange.
Dans ce cas, il est surtout à craindre que cette autre journée ne soit un jour de plus avec gaz lacrymogènes, caillassages, blessés et morts. Vers où veut aller la classe politique guinéenne ? Vers l’anarchie ou le chaos ? Ou les deux ? A ces questions essentielles, le pouvoir et l’opposition devraient répondre en toute conscience…
Momo SOUMAH pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















