
Selon ce rapport inédit, le plus grave, c’est que tout cet arsenal militaire échapperait complètement au contrôle de l’Etat ivoirien. Du coup, il représenterait une réelle menace pour l’autorité effective du président Alassane Ouattara et pour la stabilité du pays et de la sous région.
Le document révèle que les commandants de zone, les fameux com’zones, seraient les détenteurs actuel de ce matériel stocké en grande partie à Bouaké, Korogho ou ailleurs, dans les zones autrefois sous la férule de la rébellion. Précisément, le rapport des experts onusiens indique bien que « Bien que la plupart des anciens commandants de zone ont été intégrés dans l’armée, ils continuent d’avoir une influence politique et financière indépendante.»
Les experts se veulent encore plus percutants, quand ils décrivent ‘’la mécanique’’: « Il a documenté l’acquisition de quantités pertinentes d’armes et de munitions, estimées à 300 tonnes, par les Forces nouvelles à la suite de la crise post-électorale. Guillaume Soro a traité directement l’acquisition du matériel. L’arsenal mentionné ci-dessus comprend le matériel stocké en Côte d’Ivoire en violation du régime de sanctions et qui n’est pas encore sous le contrôle de l’armée. »
Cet important arsenal a été progressivement accumulé durant les années de feu, quand les forces loyalistes et les rebelles s’affrontaient dans cette terrible guerre civile, avec la complicité du Burkina Faso de Blaise Compaoré, puisque des armes bulgares et albanaises commandées officiellement par le Burkina, témoignent matricules à l’appui, de ce trafic international.
Le travail des spécialistes de l’ONU précise que ces armes représenteraient 30 pour cent des dotations militaires ivoiriennes. Alors, pourquoi, Guillaume Soro qui est président de l’Assemblée nationale, ne déclare-t-il pas ces équipements de guerre ? Serait-il encore tenté ou hanté par l’aventure, au cas où les nombreuses affaires qui le ciblent le pousseraient à la porte.
Sa position est en vérité intenable. La vérité doit être dite et connue pour que le danger que tout le monde soupçonne soit évacué de manière claire. Le président Alassane Ouattara, à moins d’être complice, ne saurait et ne devrait laisser les choses en l’état. Comme on dit : « ça va se savoir»
Momo SOUMAH pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















