GREVE : Les étudiantes de l’ENSAG réclament leur dû

Ce matin aux environs de dix heures, les étudiantes de l’ENSAG, une école professionnelle d’enseignement technique, a vu débrayer l’ensemble de son effectif féminin du côté du pont 8 novembre, au niveau de la station Total, ce qui a créé un embouteillage monstre à cet endroit. Le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Albert Damantang Camara s’est rendu sur place pour s’enquérir de la situation.

Sur les lieux , il y avait une foule compacte de jeunes filles qui scandaient des slogans revendicatifs, dans le genre ‘’On veut notre argent ! ‘’, ‘’On ne veut pas la formation !’’. Un  étudiant de cette  même école,  venu soutenir ses camarades, a bien voulu nous éclairer sur le mouvement de contestation. Il est notamment revenu sur la genèse du conflit.

« Nous sommes là ce matin pour un problème au niveau de notre école professionnelle l’Ensag . Il y a une ONG américaine qui a promis de l’argent aux  filles de notre école, et depuis, notre école devait recevoir l’argent, mais jusqu’à présent les filles n’ont rien reçu. C’est la direction qui  s’est impliquée dedans, soi-disant qu’ellez va nous donner une formation, en remplaçant les 300.000 Gnf qui ont été promis par une formation que les filles devraient recevoir. Mais sans avoir consulté les femmes sur leur accord par rapport à cela ils ont initié la formation qui a été suivi, à l’issu de la formation c’est avec surprise que les femmes ont apprises que c’est la formation qui remplaçait l’argent qu’elles devaient percevoir. Les filles se sont dites, aujourd’hui qu’elles en ont marre. Elles ne veulent plus de la formation, elles veulent l’argent qui leur a été proposé par l’ONG.  C’est raison pour laquelle, elles ont manifesté aujourd’hui pour venir rencontrer le ministre de l’enseignement technique  et  de la formation professionnelle ! » nous a expliqué ce témoin étudiant.

Et une manifestante de préciser : « La formation que nous devions recevoir est gratuite et l’argent nous a été offert. » Une autre rencontré sur place de renchérir : «Ils nous ont même fait payer des fiches à 5000 Gnf, l’unité dans le cadre de cette formation, or ce n’est pas normal. »

Le ministre cerné par la foule tentait de calmer les esprits, en appelant au dialogue. Il s’est par ailleurs engagé à trouver une solution au problème, en invitant les grévistes à se rendre au ministère pour discuter, afin de trouver une issue heureuse.

Momo SOUMAH pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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