
Face à cette situation qui pourrait bien leur échapper, certains syndicalistes ont à leur tour décidé de descendre sur le terrain, et engagé un bras de fer avec les taximen ‘’récalcitrants’’. Tentant tout pour les empêcher de circuler. Les équipes de reportage de GCI, ont été confrontées à ces grévistes zélés du syndicat des transporteurs déterminés à stopper tout mouvement, pour que leur grève ne flope pas.
Pas facile et pas du tout gagné d’avance, car en Guinée c’est connu, 72 heures après le début des grèves, si aucune solution n’est trouvée, le découragement et l’essoufflement commencent subrepticement à s’installer, puis à gangrener carrément le mouvement. C’est certainement pourquoi depuis hier, les responsables syndicaux en réunion s’interrogeaient clairement : «Ce qui n’a pas été obtenu avant et pendant la grève, peut-on l’obtenir en suspendant la grève ? »
La rue qui s’anime commence sérieusement à répondre à cette terrible question. Cette situation kafkaïenne est propice à tous les opportunistes et autres affairistes qui font leurs choux gras dans la spéculation qui phagocyte l’économie nationale, avec la flambée de tous les prix. Ainsi, tandis que les syndicalistes se battent pour la baisse des prix des carburants, le litre d’essence à Labé, Mamou, Kindia etc. franchit le cap de 20.000 francs guinéens.
Comme notre collègue JMJ le twittait dans la journée : ''Une grève sans trêve, c'est comme travailler sans repos. La sagesse c'est de savoir négocier l'essentiel à temps.''
Momo SOUMAH pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















