
Il en était ainsi à travers tout le Congo, une atmosphère de division sociale, accentuée par les contradictions politiques, aggravées par les rancœurs de politiciens déçus et décidés à barrer la route du pouvoir à Sassou; convaincus que la victoire leur a été volée. Mais de l’autre côté, des sympathisants, résolus à accompagner leur guide dans son nouveau mandat.
Ceux qui ont ouvert leurs boutiques, sont allés à l’école, sont allés aux bureaux, tous ceux qui ont vaqué librement à leurs affaires voulaient démontrer leur ‘’soutien indéfectible’’ à celui qui a, dans son escarcelle, 32 ans de gouvernance sous toutes les coutures, Sassou-Guesso.
Par contre ceux qui ont refusé de circuler, qui ont rangé leurs étals, fugué au niveau des établissements publics, causé des retards ici et là, exhibaient imperturbablement leur refus de coopérer, leur contestation du fait accompli : ce ‘’vote à huis clos’’, loin de tout moyen de communication basique.
Cependant, les opposants sont loin d’avoir atteint leurs objectifs d’asphyxie de la cité. Le succès de la ‘’ville morte’’ est plus que mitigé, Claudine Munari, la présidente du Mouvement pour l'unité, la solidarité et le travail (Must) le reconnait implicitement : « On va évaluer les résultats de la ville morte et on va continuer les actions pour arriver à faire reconnaître les vrais résultats des élections présidentielles ».
Mais, pour le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir, la vision de l’opposition est étriquée, loin des principes démocratiques de droit, car elle fait de la contestation anarchique. Ce que le pouvoir en place ne laissera pas faire.
C’est donc le début d’un bras de fer qui pourrait perdurer, si les Congolais ne retrouvent pas rapidement le chemin du dialogue, la direction des négociations.
Maria de BABIA pour GCI
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