GRANDE INTERVIEW GCI : Pour Dr. Makalé Traoré « la construction de la paix est une obligation morale »

En compagnie de la secrétaire générale la COFFIG, Mme Marie Agnès Touré, Dr. Makalé Traoré était dernièrement en Guinée Bissau, dans le cadre du premier tour des élections présidentielles. Dr Makalé Traoré et sa collègue dont la préoccupation commune pour la paix sur le continent africain a conduit à la mise en place de la Case de veille, à l’occasion des élections législatives passées, étaient sollicitées pour partager leurs expériences avec leurs sœurs de la Guinée Bissau. Au lendemain de cette mission qui confère de la fierté à toute la Guinée, nous avons rencontré la présidente de la Coalition des femmes et filles de Guinée pour le dialogue, la consolidation de la paix et la démocratie (COFFIG/DCPD) pour discuter avec elle de la façon dont les observatrices qu’elles étaient se sont acquittées de leur mission. Dr. Makalé Traoré en a profité pour réaffirmer sa foi, selon laquelle la femme est nécessaire dans tout processus de consolidation de la paix qui se veut réussie et durable !

GuineeConakry.info : Vous rentrez de la Guinée Bissau, dans le cadre du premier tour des élections présidentielles… 

Dr. Makalé Traoré : La Guinée Bissau est un pays qui a envie d’asseoir désormais une stabilité et d’enclencher un processus de développement au bénéfice de ses populations. C’est un pays qui beaucoup souffert de coups d’Etat et d’instabilité. Et nous avons eu l’impression que tous (les Bissau Guinéens, NDLR) ont vraiment envie de tourner la page. Evidemment, tout le monde s’est impliqué. Qu’il s’agisse des partis politiques, de la société civile, des femmes, des jeunes,… bref tous se sont impliqués pour que ces élections se passent dans les conditions les meilleures.

GCI : Dans quel cadre s’inscrivait la mission que vous avez conduite?

Dr. M. T : Nous avons été sollicitées par le groupe de travail Femmes-Paix et Sécurité de l’Afrique de l’ouest, un groupe animé par le bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest basé à Dakar et qui travaille avec les femmes de la sous-région. Ce groupe est extrêmement important, et il existe depuis plusieurs années. Il essaie de fédérer les femmes leaders de la sous-région pour qu’elles s’impliquent dans la consolidation de la paix. Donc, ce sont les Nations unies qui ont demandé à la Coalition des femmes et filles de Guinée pour le dialogue, la consolidation de la paix et la démocratie (COFFIG/DCPD) de venir aider, dans le cadre d’une mission de solidarité, nos sœurs de Guinée Bissau, à mettre en place une ‘’Case de veille’’, pour les élections, selon le modèle que nous avons réussi ici en Guinée, à l’occasion des élections législatives. ‘’Case de veille’’ que nous avions animée, faut-il le rappeler, du 21 septembre au 3 octobre 2013, au Palais du peuple. C’est un modèle considéré par les institutions internationales comme un modèle réussi. En conséquence, il nous a été demandé de venir aider à la mise en place de la ‘’Case de veille’’ des femmes de la Guinée Bissau, pour des élections apaisées.

GCI : Et concrètement, en quoi a consisté votre mission ?

Dr. M. T : Une fois sur place, puisque nos sœurs (de la Guinée Bissau, NLDR) n’avaient pas l’expérience de cette case, nous avons tout d’abord procédé au recadrage du mécanisme de mise en place. La ‘’Case de veille’’ est un mécanisme d’alerte précoce pour des réponses rapides pendant la durée du scrutin, mais aussi avant et après. Un mécanisme d’observation qui se fait au niveau de trois chambres : une chambre technique qui permet la remontée des informations ; une chambre d’analyse qui, comme son nom l’indique, sert à analyser ces informations recueillies et remontées par les observatrices de la base, et une chambre de décision qui permet de trouver une réponse immédiate à une alerte qui risque de dégénérer. Cela se fait par la conciliation, par la médiation et surtout par la collaboration avec les institutions concernées par les élections. En Guinée Bissau par exemple, on avait une mission conjointe de sécurisation des élections, la CENI, les organisations des femmes ou encore des points focaux au niveau des populations.

Quand nous sommes arrivées, nous avons organisé des rencontres avec toutes les institutions concernées par les élections pour établir un partenariat de collaboration avec la ‘’Case de veille’’. Un panel d’ordinateurs a été installé - exactement onze ordinateurs avec des opérateurs- et 200 observateurs ont pu être déployés sur le terrain. Ces observateurs ont pu alimenter le plateau technique et nous ont permis d’agir. Voilà le dispositif résumé en gros.

Une heure après l’ouverture des bureaux de vote, nous avons produit un premier rapport sur l’état d’ouverture des bureaux de vote (présence des instruments de vote, présence des délégués). A 11 heures, nous avons produit un deuxième rapport sur  le déroulement. Et aux alentours de 18 heures, un troisième rapport pour faire l’état des lieux. Donc, la collaboration avec nos sœurs s’est bien passée et le mécanisme a été salué par l’ensemble des autorités.

Le président de la République par intérim et son épouse ainsi que le président  de la CENI nous ont rendu visite et ont salué l’initiative des femmes de Guinée Bissau et l’initiative des femmes de la sous-région, car nous avions aussi dans le groupe de travail, des femmes venues du Sénégal, du Mali, du Bénin, du Togo et de la Finlande pour soutenir les femmes de la Guinée Bissau dans leur démarche.

GCI : Mais c’est donc l’expertise de la ‘’Case de veille’’ version Guinée qui a été sollicitée ?

Dr. M. T : Absolument !

GCI : La ‘’Case de veille’’ de la COFFIG ne doit certainement pas être la première initiative sous-régionale en matière d’observation électorale par les femmes. Alors, qu’est ce qui chez elle, a tant séduit ? Quelles sont les particularités qui lui permettent d’être aussi vendable ?

Dr. M. T : Je pense qu’il y a trois éléments. D’abord, le concept de ‘’Ccase de veille’’ est propre à la Guinée. Au Mali et au Sénégal, il s’agissait d’une ‘’plateforme’’. Au Sénégal, cela s’est fait avec une soixantaine d’observatrices. C’était la première. Elle est à saluer. Mais ça n’a rien à voir avec le dispositif et l’organisation qui ont été mis en place en Guinée. Le cas du Mali était également une ‘’plateforme’’. Là aussi, ce sont des organisations féminines qui, à l’occasion de l’élection présidentielle, ont mis en place une observation qui a pris fin avec la fin des élections. En Guinée, la ‘’Case de veille’’ a été mise en place par une organisation faitière, déjà structurée. Donc, la première réussite de la ‘’Case de veille’’ en Guinée, et qui est un exemple qui est cité aujourd’hui, c’est le fait d’avoir été mis en place par une organisation faitière, qui n’a pas de problème de leadership, qui réunit un ensemble de femmes, au-delà de leurs appartenances politiques, ethniques et confessionnelles et qui, donc totalement est inclusive.

Le deuxième aspect qui confère à la ‘’Case de veille’’ son aura, c’est la mobilisation qu’elle a suscitée. Tantôt, je vous disais, parlant de l’expérience sénégalaise, qu’il y a eu une soixantaine de femmes. Au Mali, il y a eu un plus de cent. En Guinée, nous avons déployé 660 observatrices.  Si, à ce chiffre, vous ajoutez les techniciens, les personnes ressources, on en arrive, comme nous l’avons dit dans notre rapport, à près de 1000 personnes de mobilisées. Donc, ce volume de mobilisation a permis de donner une plus grande crédibilité à la ‘’Case de veille’’ de Guinée.

Le troisième aspect réside dans le professionnalisme avec lequel la ‘’Case de veille’’ a été réalisée. On disposait d’un pool de personnes ressources chargées de la communication. Nous avions également bénéficié de la collaboration de certaines institutions. On peut aussi citer les points focaux des ministères concernés qui étaient là. De même, on a le volume d’alertes que la ‘’Case de veille’’ a traitées. Nous avons traité quarante alertes dont cinq qui étaient conflictogènes.

Il vous souviendra que nous avions fait de la médiation à Kaloum. C’est nous qui avions éteint le feu à Kaloum. Et quiconque connaît l’importance de cette circonscription dans le dispositif électoral en Guinée, mesure l’importance de cette médiation. A Camayenne, c’est également notre médiation auprès du président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) qui a éteint un début de conflit. Vous aviez également Wanindara qu’on a gardé en veille, toute la journée. Et je peux multiplier les exemples de ce genre…

GCI : En d’autres termes, la mobilisation et la proactivité ?

Dr. M. T : La mobilisation, la proactivité et la qualité de l’observation. Nous avions un plateau technique de quarante-cinq ordinateurs, avec des spécialistes qui ont été formés. Plateau technique qui a reçu plus de 10.000 appels. Donc, on a pu, à 18 heures, avoir les résultats ! Même si on n’avait pas le droit de les publier. Mais on savait quelle était la photographie des résultats aux législatives. Ce sont donc tous ces éléments qui ont été analysés par le système des Nations unies, et qui font qu’aujourd’hui, nous avons une expertise en matière d’installation de ‘’Case de veille’’. J’en profite d’ailleurs pour dire que nous sommes sollicitées au Togo, en Côte d’Ivoire et au Bénin pour les prochaines élections.

GCI : En Guinée Bissau, le concept reste donc la ‘’Case de veille’’ ?

Dr. M. T : Non. En Guinée Bissau, c’était également une ‘’plateforme’’. Vous savez, le fait d’avoir pu mettre en place une organisation faitière en Guinée est une première et, c’est salué. C’est tellement difficile de mettre ensemble les ONGs que lorsque vous réussissez à fédérer 235 organisations, c’est un exploit ! Et, à mon humble avis, c’est cela la véritable réussite. C’est celle qui est à saluer. Dans les autres pays, on fonctionne à partir de ‘’plateformes’’. Par exemple, dans le cas de la Guinée Bissau, il a été difficile d’asseoir l’autorité d’un chef de mission. Parce qu’il y avait deux ‘’plateformes’’ et chaque présidente de ‘’plateforme’’ voulait être chef de mission de la ‘’Case de veille’’.

Et il y a eu une petite limite à laquelle nous nous sommes adaptés. Il s’agit du fait que le code électoral de la Guinée Bissau ne prévoit pas l’observation citoyenne, nationale. Seule l’observation internationale est prévue. Donc, nous avons plutôt fait le monitoring, c’est-à-dire l’accompagnement des élections. Et il ne s’agit pas d’une case intégrée et inclusive comme c’est le cas en Guinée. Mais, comme je le disais tantôt, une plateforme pour accompagner les élections. Donc, la ‘’Case de veille’’ reste un concept propre à la Guinée et une réussite qui s’exporte aujourd’hui, dans la sous-région.

GCI : Une initiative guinéenne qui séduit au-delà des frontières nationales, ce n’est pas fréquent de nos jours. Vous êtes sur le point de le réussir. Quelles leçons ?

Dr. M. T : Je pense que la construction de la paix est une obligation morale pour chaque Guinéen et chaque Guinéenne, chaque Africaine et chaque Africain. Nos pays sont très fragiles. Il y a un risque pour chaque pays Africain de basculer dans l’inacceptable. L’implication des femmes dans la préservation de la paix général et au cours des processus électoraux en particulier, est extrêmement importante. Lorsque nous avons eu des débats sur la télévision nationale de la Guinée Bissau à la veille du premier tour, et que nous avions lancé des appels à la paix, nous avions justement insisté sur le fait que dans l’avenir, le code électoral veuille permettre l’observation nationale. Pour que les femmes puissent pleinement jouer leur rôle.

La femme tient beaucoup à la paix. La femme s’investit honnêtement dans la paix. Et nos pays en ont besoin. Je crois, en conséquence, que le modèle que nous avons réussi en Guinée, nous devons le mettre à la disposition des autres pays. D’ailleurs, nous avons dit notre disponibilité. Et nous allons faire des formations dans ce sens. Nous allons accompagner les autres femmes pour que ce modèle dont les sœurs et les amis de la sous-région ne cessent de parler partout où ils vont, essaime à travers l’Afrique.

GCI : A l’entame de cet entretien, vous avez dit qu’à votre avis, les Bissau-Guinéens sont résolus à rompre avec leur passé trouble. A l’issue du premier tour que vous avez observé, quelles sont les chances que vous leur donnez d’atteindre effectivement cet objectif-là ?

Dr. M. T : Ce que nous avons fait, c’était de lancer un appel très très fort à l’endroit du peuple de la Guinée Bissau. Un appel que le président de la Transition a d’ailleurs suivi, parce que nous sommes passés en direct et en prime time sur la télévision nationale.

De sorte que le lendemain, jour du scrutin, quand il est venu rendre visite à la ‘’Case de veille’’, il a dit : « Votre appel est allé tout droit au cœur des Bissau-guinéens ». Nous leur avons dit « Votre bien le plus précieux, c’est votre pays. Vous n’en avez pas d’autre. Si vous voulez aller de l’avant, faites la paix et acceptez les résultats qui sortiront des urnes. C’est une étape, et non une fin. Les élections ne sont pas parfaites. Mais justifient-elles qu’on mette le feu au pays ? Vous vivez les conséquences de l’instabilité. Est-ce que vous allez continuer ainsi ? Ou bien, vous voulez enfin vous arrêter ? »

Un peu comme nous l’avons dit ici. Et nous avons perçu une envie d’arrêter et d’en finir avec ce passé-là. Et je crois que c’est cette envie, c’est cette volonté qui va sauver le pays. D’autant plus qu’elle est partagée par tous les Bissau guinéens.

GCI : Quels sont les nouveaux défis que se fixe la COFFIG ?

Dr. M. T : Les défis pour la Coalition, c’est la Guinée. La ‘’Case de veille’’, nous l’avons réussie pour l’organisation des élections législatives. Mais nous voulons qu’elle soit permanente dans notre pays. Et dans cette optique, nous sommes déjà en train de travailler sur l’installation de la ‘’Case de veille’’ dans toutes les préfectures de la Guinée, pour un mécanisme d’alerte précoce et une réponse rapide. La paix se construit à la base, pas à Conakry. Dans les préfectures et sous-préfectures, il y a beaucoup de conflits et de risques de conflits. Et même dans le cadre de notre démarche de l’année dernière, nous avons réconcilié pas mal d’anciens présidents de Communautés rurales de développement (CRD) avec les nouveaux présidents de délégations spéciales. Dans ce cadre, nous avions effectué des déplacements au Fouta, en Haute Guinée et en Basse Guinée. Donc, l’alerte précoce est un mécanisme important. « Il vaut mieux prévenir que guérir ». Les défis consistent donc en l’installation de la ‘’Case de veille’’ sur toute l’étendue du territoire national pour qu’elle soit permanente.

GCI : Dans la perspective des échéances électorales prochaines (communales, communautaires et mêmes présidentielles), qu’avez-vous à faire spécifiquement ?

Dr. M. T : Pour les prochaines élections, nous pensons pouvoir déployer au moins 2000 femmes. Lors des législatives, nous avions déployés 660 observatrices. Ainsi, nous avions dû faire de l’observation statique, sur la base de l’échantillonnage statistique. Nous essayons d’élargir l’éventail de l’observation. Donc de 660, nous voulons, pour les prochaines élections, atteindre au moins les 2000 ‘’m-observatrices’’. Cela nous permettra d’intervenir plus tôt sur un nombre encore plus grand de zones, pour ainsi préserver la paix, première condition de notre développement.

GCI : Est-ce que cet objectif de 2000 m-observatrices est-il fixé en tenant compte du nombre de bureaux de vote ?

Dr. M. T : Non. Vous avez 12.000 bureaux de vote. Mais vous avez, sur la base d’un échantillonnage statistique, comme je viens de le dire, un nombre requis pour vous permettre d’avoir une photographie d’ensemble du processus. Vous savez, certaines structures qui viennent dans le cadre de l’observation internationale, envoient quelquefois juste 10, 15 ou 20 personnes. C’est pourquoi d’ailleurs, c’est l’observation nationale qui doit être encouragée.  Parce qu’elle est moins coûteuse, et permet de déployer plus d’observateurs.

Mieux, c’est une observation faite par des femmes et des hommes qui connaissent le terrain. On sait où aller et, souvent, on sait à qui s’adresser pour éventuellement éteindre un feu en gestation. Pour vous donner juste un exemple, lorsque, le jour des élections législatives, il y a eu un risque de conflit à Kaloum avec le candidat de l’UFR (Baïdy Aribot, NDLR), nous avons dépêché une équipe de médiation auprès du leader. Et nous avons pris la précaution de mettre dans cette équipe de médiation quelqu’un que Baïdy Aribot appelle ”mon grand”. C’était stratégique. On savait que ce Monsieur pouvait faire entendre raison à BaÏdy. Et effectivement, ça a marché. Donc, il y a une meilleure connaissance du terrain, une meilleure connaissance des individus et une meilleure approche qui en résulte.

GCI : La Coalition émerge et engrange des résultats dans un contexte où la Société civile guinéenne est quelque peu décriée. Est-ce à dire que la COFFIG pourrait être une chance pour la renaissance de cette Société civile ?

Dr. M. T : Moi je dis que la Coalition est une chance pour la Guinée et tous ses partenaires. Je ne parle pas au conditionnel. Parce que ce que fait la Coalition est concret. En ce sens que vous avez, ensembles - et c’est visible et vérifiable - des organisations dont les membres appartiennent à toutes les ethnies et à toutes les tendances politiques. Mais en dépit de cette diversité, elles parlent d’une voix et agissent sur le terrain. Cela veut dire que nous mettons la Nation avant toutes ces appartenances-là. C’est un exemple rare. Donc, pour nous, c’est une chance pour redonner de la crédibilité à la Société civile. Nous allons d’ailleurs nous y employer. Parce qu’un pays sans société civile forte est un pays qui va avoir du mal à construire une véritable démocratie.      

GCI : Aujourd’hui, on se félicite tous du succès de l’initiative ‘’Case de veille’’. Mais pour en  arriver là, avec ce projet, vous avez reçu du soutien et des appuis. Quels sont-ils ?

Dr. M. T : C’est vrai. L’initiative a eu le soutien des organisations de  la communauté internationale qui, très tôt, ont cru en nous et nous ont accompagnée. Je voudrais ici citer le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dans le cadre du Programme des Nations unies pour la consolidation de la paix. Il y a également ONU-Femmes, qui a compris tout l’atout que représentait une organisation faitière des femmes en Guinée. On a également Plan-Guinée qui nous accompagne. Et je pense que très prochainement, nous allons commencer à travailler avec l’US-AID et OSIWA.

Je voudrais les remercier parce que la paix se construit tous les jours. Et je suis sûre que l’action des femmes est salutaire. Je suis sûre que l’observation citoyenne par les femmes est une nécessité et que le processus de réconciliation sans les femmes, deviendrait un processus incomplet. Le fait que les femmes soient impliquées dans le processus électoral est une démarche de réussite pour arriver à la réconciliation nationale.

Lorsque dans une localité, des femmes se mettent ensemble, qu’elles s’entendent et qu’elles parlent d’une même voix, et au-delà de leurs appartenances politiques, ethniques et confessionnelles, elles sont capables d’entrainer toute la localité. Je crois que la réconciliation passe par les femmes. C’est pour cela, encore une fois, nous nous devons de remercier ces institutions et nous comptons sur l’engagement de l’État également, auprès des femmes, pour accompagner les femmes dans ce processus de réconciliation et de paix sociale pour le développement.

Propos recueillis par Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info                    

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