GRANDE INTERVIEW GCI: "La paix et la stabilité sont tributaires à la fois de la démocratie et du progrès socioéconomique", dit SEM Huo Zhengde, Ambassadeur de la RP de Chine en Guinée

L’état de santé de la coopération sino-guinéenne n’est comparable qu’au dynamisme du chef de la mission diplomatique chinoise en Guinée. Présent sur tous les fronts, M. Huo Zhengde oeuvre inlassablement dans la logique du renforcement des relations de partenariat entre son pays et la Guinée...

Dans cette interview qu'il a bien voulu accorder à GuinéeConakry.info, il aborde des questions aussi diverses que la transition guinéenne, l'arrestation et la condamnation de certains ressortissants chinois en Guinée, l'état des relations sino-guinéennes, etc.

GuineeConakry.info: Monsieur l'ambassadeur, la République Populaire de Chine a toujours été un partenaire privilégié de la Guinée, ce, depuis bientôt 52 ans que le pays a accédé à la souveraineté nationale. Au compte de la coopération sino-guinéenne, on note la réalisation des infrastructures telles que la RTG Koloma, le barrage de Kaleta, etc, aujourd'hui, comment se portent les relations économiques entre les deux pays?

Huo Zhengde: Les relations entre la Guinée et la Chine sont, comme toujours, au beau fixe. Jamais de nuages dans ces relations. La Chine et la Guinée sont liées d'une amitié très solide et indéfectible, depuis un demi-siècle. Cette coopération est marquée par un respect mutuel et une solidarité réciproque. La Chine et la Guinée s'apportent des soutiens indéfectibles dans des instances internationales multilatérales. Ce ne donc pas pour rien que la Chine a réalisé beaucoup de projets en Guinée pour le bien être de la population. La Chine est aujourd'hui un pays émergent qui est disposé à travailler toujours et davantage avec la Guinée, le peuple et le gouvernement guinéen.

GCI: Si on vous disait de dresser un bilan succinct de la coopération sino-guinéenne, que diriez-vous?

HZ: La Guinée est le premier pays subsaharien à avoir reconnu la Chine et établi avec elle des relations diplomatiques. Depuis un demi-siècle, la Guinée est restée le partenaire privilégié de la Chine qui, à son tour, apprécie beaucoup cette coopération, ce partenariat, du reste, fructueux. Malgré les circonstances actuelles, la Guinée traverse une période transitoire, la Chine poursuit encore et toujours des efforts de coopération avec la Guinée. Le stade de Nongo, l'hôpital de Kipé en construction, sont des exemples qui prouvent, s'il en était besoin, que la Chine accompagne la Guinée dans son développement.

GCI: La Chine entretient aussi des relations culturelles avec la Guinée. A quand l'arrivée en Guinée du groupe de peintres chinois annoncé depuis l'année dernière?

HZ: Dans le cadre des échanges culturels, la troupe mythique de Guinée ''Les Ballets Africains de Guinée'', s'est rendue l'année dernière en Chine, où elle a livré beaucoup de spectacles à travers ce pays. Les populations chinoises qui se sont puissamment mobilisées pour admirer les pas de danses des artistes guinéens, ont été particulièrement fascinées par cette chorégraphie pittoresque du fleuron de la culture de Guinée. Aussi, un groupe d'artistes chinois était venu en Guinée dans la cadre de la célébration officielle de l'an 50 de la coopération entre la Guinée et la Chine. Mais malheureusement, à cause des événements du 28 septembre 2009, nous avons cru devoir annuler le spectacle qui devait avoir lieu au Palais du Peuple. Il faut dire plutôt que ces spectacles ont été reportés à une date ultérieure. En ce qui concerne l'arrivée des peintres chinois en Guinée. Il faut dire que ce projet a été ficelé entre l'Ambassade de Guinée en Chine et lesdits peintres. Sinon, je ne sais pas grand-chose de leur programme de séjour en Guinée.

GCI: Sur le plan économique, une entreprise chinoise a récemment signé un contrat portant sur plus de 7 milliards de dollars US avec le gouvernement guinéen. Qu'en savez-vous?

HZ: la République Populaire de Chine est favorable à ce que les entreprises chinoises investissent en Guinée. En sa qualité de pays émergent, la Chine est obligée de s'ouvrir davantage sur l'étranger. En ce qui concerne la convention signée entre China International Fund (CIF) et le Gouvernement guinéen en octobre dernier, la Chine a déjà clairement dit sa position. Il s'agit de l'initiative d'une entreprise de la diaspora chinoise, et non d'une entreprise publique ou privée de droit chinois. C'est comme une entreprise créée par des Guinéens vivant en France sur le sol français ou aux Etats-Unis sur le sol américain. Ça n'a absolument rien à voir avec le gouvernement chinois. Le contrat signé par CIF n'engage donc qu'elle-même et jamais le gouvernement chinois. D'ailleurs quand les représentants de China International Fund sont venus en Guinée l'année dernière, je les ai invités à venir à l'ambassade pour une réunion d'information. Mais, ils n'ont pas daigné respecter mon rendez-vous.

GCI: Ce n'est certainement pas le cas de la convention passée entre Chinalco et Rio Tinto pour l'exploitation du Mont Simandou?

HZ: Comme vous je l'ai déjà dit tantôt, le gouvernement chinois est favorable à l'implantation des investisseurs chinois en Guinée. Parce qu'entre la Chine et la Guinée, il y a une très grande complémentarité. La Guinée est très riche en ressources minières. Avec sa croissance de 10% par an, la Chine a forcément besoin des ressources naturelles, minières et pétrolières. C'est une évidence. Rien que le minerai de fer, la Chine a importé au cours de l'année dernière, 60% du total du marché mondial. La capacité de la production d'acier brut de la Chine représente au moins la moitié de celle du monde entier. C'est pour toutes ces raisons que le gouvernement encourage les entreprises chinoises à investir, notamment dans le secteur minier, à l'étranger. Il n'y a pas de doute que Chinalco est une entreprise publique chinoise. Une précision importante cependant, c'est que la signature de la convention avec Rio Tinto relève de sa propre initiative. Elle est responsable des risques et des avantages qu'elle s'engage à prendre. Elle décide d'elle-même de ce qu'elle doit faire dans ses rapports avec ses partenaires. La convention entre Rio Tinto et Chinalco est le fruit d'un partenariat ficelé suivant la volonté exclusive des deux entreprises. Le gouvernement chinois n'accorde aucune faveur et, ne prend non plus, pas de risques pour ce projet. Bien sûr que c'est un grand projet pour la Guinée. La volonté des deux entreprises est donc de faire en sorte que la Guinée devienne le troisième plus grand producteur mondial de minerai de fer, après la le Brésil et l'Australie. Il y a de cela dix jours, Rio Tinto a présenté son projet à l'hôtel Mariador Palace. Au cours de cette rencontre, j'ai eu l'impression que les ambassadeurs des pays étrangers accrédités en Guinée, travaillent dans l'intérêt de ce pays. Ils se posent beaucoup de questions sur les retombées économiques de ce projet pour la Guinée. Je pense que c'est très bien. Il faut absolument que l'on continue à tenir compte du bien-être économique de la Guinée dans le cadre de ce projet.

GCI: Dans vos différents discours, vous avez toujours insisté sur la nécessité d'un ''partenariat gagnant-gagnant'' entre votre pays et la Guinée. Qu'est-ce que cela signifie réellement?

HZ: C'est une idée qui n'est pas nouvelle. Depuis son accession à l'indépendance, la Guinée a noué beaucoup de partenariats gagnant-gagnant. Nous pouvons prendre l'exemple sur la CBG. Le chemin de fer et le port que cette entreprise minière utilise pour exporter la bauxite, ont été construits grâce au financement de la Banque Mondiale. Cette dette est contractée par le gouvernement guinéen, qui met les infrastructures à la disposition de la CBG, sous forme de location. Quand la CBG exploite la bauxite, le gouvernement récupère les frais de location et autres taxes sur lesdites infrastructures et paye la dette de la Banque Mondiale, toujours assortie d'intérêts. Et, en plus ces infrastructures reviennent à la Guinée. C'est, en fait, un cycle fermé dans lequel tout le monde gagne. C'est cela le partenariat ''gagnant-gagnant''. Il faut dire que la Chine a pratiqué le partenariat ''gagnant-gagnant'' avec plusieurs pays africains. Parmi lesquels le Soudan, l'Angola, la Guinée Equatoriale tous des pays où on exploite le pétrole. Faut-il le rappeler, il est toujours facile de trouver du financement pour le secteur pétrolier. Alors que la Guinée est un pays qui ne recèle que des richesses solides et minières. Il est difficile de convertir ces richesses en liquidité. C'est un long processus. Si le gouvernement vous donne une concession minière, un bloc de bauxite par exemple, il vous faut faire des recherches, puis des études  de faisabilité, avant de commencer à investir éventuellement. C'est après que vous ferez la transformation minière et enfin l'exploitation. Le processus est long pour un investisseur qui veut des gains immédiats. Bref, des difficultés subsistent pour un ''partenariat gagnant-gagnant''. C'est comme par exemple, quand une entreprise chinoise trouve de l'argent dans une banque chinoise pour la construction des infrastructures minières demandées par la Guinée. Alors qu'il existe un grand problème lié au fait que le préparatif pour le démarrage de ce projet est long. Ainsi, il sera difficile d'évaluer lesdites infrastructures à long terme. Puisque ce n'est pas à cadeau que les Chinois travaillent, c'est à travers les recettes fiscales que le gouvernement guinéen va s'acquitter de sa dette. C'est un système très compliqué. Sans compter que la Guinée manque de personnel très qualifié pour se lancer dans cette aventure. La Chine n'a non plus pas d'expérience pour un projet minier. Inutile de rappeler que pour le démarrage de ce projet de Simandou, il faut cinq ans voire huit. Dans ce cas, comment peut-on évaluer les recettes fiscales, dans dix ans et se programmer dans l'investissement d'aujourd'hui? Je pense que le projet comporte un peu trop de risques. C'est pourquoi je ne veux pas faire de promesses inutiles.

GCI: A part les mines, les Chinois seraient-ils intéressés par d'autres secteurs de production en Guinée?

HZ: Les possibilités d'investissement en Guinée sont énormes. Mais, les risques sont également énormes. Quand on prend le secteur agricole, on pourrait dire que la Guinée a un environnement qui s'y prête bien. Il y a du soleil, de la pluie abondante et surtout des terres fertiles. Mais, la production céréalière n'est jamais suffisante au point que la Guinée est obligée de se rabattre sur l'Asie pour importer des tonnages de riz, aliment de base du Guinéen. Ne serait-il donc pas plus judicieux d'investir sur place dans l'agriculture? C'est bien possible, mais ce serait une opération quelque peu risquée. Quand on sait que l'entreprise doit vendre ses produits selon les lois du marché local. Mais la Guinée est un pays pauvre, sous développé. Le gouvernement impose les règles du marché. Ainsi, si le coût de la production du riz produit en place, est supérieur au prix de vente et de revient, à quoi servirait-il de travailler? C'est une perte pour l'entreprise qui est appelée, à la longue, à mettre la clé sous le paillasson. D'ailleurs, la Guinée souffre d'un manque criard d'infrastructures. Le carburant, les intrants agricoles, l'électricité, tout manque. Il faut tout importer. Je tiens à vous dire une chose,c'est qu'il faut comprendre les projets d'investissement dans le cadre de la mondialisation, notamment quand il s'agit de la délocalisation. Je n'ai pas besoin de vous dire que la Chine, pays émergent, est devenue l'atelier du monde. Elle exporte beaucoup de produits, parce que nous avons un environnement d'investissement très favorable, un personnel qualifié et bon marché, très discipliné. Jamais vous n'entendez parler de grève. Sans compter que nous travaillons toujours pour l'amélioration des infrastructures. Des autoroutes, de l'électricité, les chemins de fer, les aéroports, les télécommunications, tout est en place. Et, le cout de production représente un dixième par Chinois, par rapport aux Etats-Unis, au Japon et autres. C'est cela le secret de la productivité de la Chine. De sorte qu'il est moins cher de produire en Chine, payer le transport pour venir vendre le riz en Guinée, que d'investir sur place en Guinée! Prenons l'exemple des barrages hydroélectriques. L'agriculture guinéenne est encore à l'état artisanal. Presque pas d'industrie lourde. Si on investit dans le barrage qui va utiliser le courant et rentabiliser le projet? Alors qu'avec le peu d'électricité produite, je le tiens du premier ministre lui-même, le recouvrement n'est que de 40%. Dans ce cas comment, on peut amortir les frais d'investissement? La consommation du courant en Guinée est  purement domestique. C'est cela le problème. Il est facile d'investir, mais très difficile de récupérer son argent. C'est donc l'investisseur qui prend des risques, en mettant son argent dans l'électricité. C'est ce qui fait que malgré les richesses du pays en ressources hydroélectriques, tous les investisseurs hésitent à y mettre de l'argent. Ce qui ne voudrait toutefois pas dire qu'on doit être pessimiste pour la Guinée. Même s'il est vrai que la stabilité politique est une autre manche de problèmes en Guinée. Je suis en Guinée depuis 41 mois au cours desquels se sont succédé six chefs de gouvernements, et autant, sinon plus de gouvernements. C'est trop. Dans d'autres pays, c'est en moyenne cinq ans pour un gouvernement. Avec des mandats clairement définis. Aussi, j'ai connu la mutinerie de mai 2008, de juillet 2008, le coup d'Etat de fin 2008, les événements du 28 septembre 2009... Je pense que cela fait trop d'événements à la fois pour un pays. Ce n'est pas bon pour l'image du pays. La stabilité politique est alors un autre défi qu'il faut relever. Après la transition, on l'espère bien, la Guinée pourrait tout de même emprunter le chemin de la stabilité, pour amorcer le processus d'un développement durable. Et les investisseurs, les Chinois en première lignes, vont se bousculer aux portes du pays.

GCI: La Guinée s'est, en effet, engagée dans une transition dont la fin est annoncée pour juin prochain après les élections présidentielles. Quel jugement faites-vous du processus en cours?

HZ: Grâce des Guinéens eux-mêmes et aux efforts de la communauté internationale, la Guinée s'achemine vers la fin de la crise, qui débouchera sur des élections tant attendues prévues pour le 27 juin 2010. J'espère que ces élections vont se dérouler dans un climat de sérénité et de quiétude sociale. Pour le bien-être du peuple de Guinée. Je crois sincèrement que ces élections vont permettre à la Guinée de renouer avec la stabilité politique et la concorde nationale. Le problème de la plupart des pays africains, c'est le sous développement. Ce, depuis un demi-siècle que ces pays ont accédé à la souveraineté nationale. Mais, pour sa part, si la Chine a pu démarrer, je crois sincèrement que tous ces pays pourraient en faire autant, sinon mieux. Aucun pays n'a pu jusqu'à maintenant faire 6 et 7% de taux de croissance. C'est tout simplement dommage. A part, l'Afrique du sud, le Congo Kinshasa et le Nigeria qui ont mis toutes les conditions en place pour démarrer, tous les autres pays sont à la traine. La Guinée est un pays riche en potentialités, mais pauvre en réalité. C'est au peuple de Guinée de transformer ces potentialités en réalités. Ce sera tout à fait normal que les partenaires au développement vont accompagner la Guinée. Etant donné que le développement de la Guinée profite non seulement à la Guinée, mais aussi à tous les partenaires bi et multilatéraux. C'est cela une coopération ''gagnant-gagnant''. En tant que partenaire privilégié, la Chine souhaite vraiment que la Guinée se développe le plus rapidement que possible.

GCI: Quelle appréciation, faites-vous du calendrier électoral guinéen?

HZ: Je trouve que les autorités guinéennes fournissent de gros efforts pour le respect du chronogramme. A ce rythme les élections pourront se tenir effectivement à la date du 27 juin. J'espère sincèrement que le chronogramme sera respecté.

GCI: Certains ressortissants chinois ont eu des problèmes dans un passé récent avec la justice guinéenne, dans l'affaire de la  production et de la vente de faux médicaments. Certains d'entre eux ont été jugés et condamnés. Qu'en dites-vous?

HZ: Dans les années 60 et 70, de nombreux Chinois sont venus en Guinée pour réaliser des projets de développement, avant de rentrer au pays. Au nombre des réalisations chinoises en Guinée, on peut citer le Palais du peuple, le Palais Sékkoutouréya, l'usine de thé de Macenta, ENTA au Km 24, la Maison de la RTG entre autres. A l'époque, ce sont des volontaires qui venaient en Guinée. Et, dès après la réalisation du projet, ils rebroussaient immédiatement chemin. Mais, depuis plus d'une décennie, d'autres Chinois, notamment des petits commerçants, sont venus en nombre en Guinée. Ils ont particulièrement contribué à achalander le marché guinéen de nombreux nouveaux produits, aux prix très abordables, parce qu'adaptés aux bourses des consommateurs guinéens. Bref, ils ont contribué à la prospérité du marché en Guinée. La plupart d'entre eux se sont conformés aux lois et principes en vigueur en Guinée. Mais, la délinquance étant un phénomène universel, certains ressortissants en collaboration avec des Guinéens se sont lancés dans la fabrication et la vente de faux médicaments sur le territoire guinéen. Mais, faut-il le préciser, aussi bien en France, en Chine, aux Etats-Unis qu'en Guinée ou ailleurs il existe des lois pour réprimer la criminalité. C'est ce que la justice guinéenne a fait. C'est quand même dommage que l'attitude d'une poignée de Chinois ait contribué à ternir, tant soit peu, l'image de la Chine sur le territoire Guinéen. En dépit de tous les efforts que le gouvernement chinois déploie dans le cadre de l'aide au développement en Guinée depuis cinquante ans déjà. Mais, le peuple de Guinée est très conscient et ne fera jamais l'amalgame entre quelques individus criminels et toute une communauté. L'amitié sino-guinéenne est tellement solide, qu'elle ne peut pas se rompre par la faute de quelques individus. Bien au contraire, l'amitié entre la Guinée et la Chine est beaucoup appréciée au sein des populations guinéennes.

GCI: Enfin quels conseils donnez-vous aux Guinéens pour promouvoir le décollage économique du pays?

HZ: Je suis en Guinée depuis 41 mois. Je suis venu d'un pays en développement. Je l'ai dit au départ, la Chine et la Guinée sont liées d'une amitié très solide. La Guinée a bientôt  52 ans d'indépendance. Il revient aux Guinéens de faire le bilan des années passées, et définir une orientation ouverte sur l'avenir. 52 ans, c'est déjà beaucoup. Comment mieux développer la Guinée? La réponse se trouve avec et entre les Guinéens qui, bientôt, iront aux élections. Mais, comme je l'ai toujours dit, le problème de développement doit être au centre des préoccupations de tous les fils et filles du pays. Les élections pourront conduire probablement le pays à la paix et à la stabilité, mais le développement quant à lui, ne peut se faire automatiquement. Il revient aux autorités guinéennes de réfléchir sur ce qu'il faut faire pour développer ce pays et élaborer à cet effet, un programme à court, moyen et long terme. D'autant plus que de nombreux pays africains ont réussi à instaurer la démocratie, mais leur niveau de développement n'a pas beaucoup évolué. Comme pour dire que les élections ne sont pas une fin en soi. Elles ne peuvent que contribuer à la mise en place des voies et moyens pour le décollage du pays, mais les élections ne sont pas des solutions débouchant directement sur le développement. La paix et la stabilité sont tributaires à la fois de la démocratie et du progrès socioéconomique.

Propos recueillis par Kerfalla Kourouma, exclusivement pour GuineeConakry.info

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