GRANDE INTERVIEW GCI: Avec Mamady Keïta "Djembé Fola"

En séjour à Conakry, "le professeur du djémbé", le célèbre Mamady Djémbé Fola se connecte régulièrement à Econet, son cyber de prédilection, pour garder le contact avec ses 16 écoles implantées sur les 5 continents. Au sortir d’une session de conversation électronique, il a amicalement accepté de se prêter aux questions de la rédaction de GCI. Spontanément, il nous parle de son séjour au pays, du fonctionnement de ses écoles, de sa vie à l’étranger et de ses projets d’avenir. Une interview à bâtons rompus qui dévoile un artiste débordant d'initiatives, à la veine patriotique et un mécène qui sème aux quatre vents les rythmes endiablés et authentiques de son pays... 15:10 5-1-2012

Guinee Conakry. Info : Vous résidez pratiquement à l’étranger. Dites-nous fraternellement l’objet de votre séjour actuel dans le pays natal ?

Mamady Kéïta : Je suis venu visiter la famille, rencontrer les amis et mettre l’occasion à profit pour me ressourcer. Vous savez, pour nous qui sommes installés à l’extérieur, c’est très important de garder contact avec le pays. C’est la seule façon de se  retremper pour ne jamais oublier la tradition et la famille. Il y a deux ans que je ne suis pas revenu au pays, en raison de mes engagements à travers le monde …Mes amis, ma famille me manquaient vraiment.

GCI : Est-ce qu’il vous arrive d’oublier certaines facettes de la culture guinéenne que vous enseignez ?

M. K : Jamais ! Je ne peux plus jamais oublier la culture guinéenne. Parce que je suis au service de la culture. Je suis l’enfant de la culture guinéenne. Je représente la Guinée dans le monde entier et je me sens messager de la culture et de la tradition guinéenne. Et, je me sens aussi l’artiste total de la Guinée et de l’Afrique.

GCI : C’est tout de même contradictoire que d’une part vous sentez la nécessité de vous ressourcer et d’autre part, que vous affirmiez ne jamais pouvoir oublier la culture guinéenne ?

M. K : Vous savez, la culture est très vaste. La culture est en perpétuelle évolution. Et cette évolution, il faut la suivre. Mais il faut également savoir que cette évolution, c’est également dans votre pays natal même. Il y a certaines choses de cette culture dont vous ne pouvez saisir et appréhendez l’évolution, si vous ne venez pas à la source. Chaque fois que je reviens, je me rends compte que ne me suis pas trompé. Il m’arrive de me dire, par rapport à un élément de la culture : « tiens, ça je ne connaissais pas ! » ; « ça je connaissais, mais pas tellement ! ». Alors, quand je viens, je baigne dedans. Et quand je repars à l’étranger, je me sens comme une nouvelle personne, une fille vierge!

GCI : Irez-vous jusqu’à Kouroussa et dans d’autres contrées de l’intérieur du pays pour réapprendre ?

M. K : Cette fois-ci, non ! Parce qu’en plus des raisons que j’évoquais précédemment, je dois utiliser mon séjour pour faire faire un stage à certains de mes élèves. C’est-à-dire, pour être concret, c’est qu’à partir du 24 décembre, mes stagiaires ont commencé à rallier Conakry. Et, à partir du 26 décembre, c’est le stage qui a commencé. Et c’est là un truc hyper important. Vous savez, à mes élèves, je dis toujours : « Moi je vous apprends dans de belles salles, mais le plus important, ce serait que vous veniez à la source. Venez voir le contact du Djembé et la danse et quels sont les différents contextes ». Parce que chaque rythme et chaque danse a son histoire. On ne danse pas pour danser, on danse pour exprimer un sentiment. On danse un événement. Or, tel ou tel événement peut bien exister dans la culture d’origine de mes élèves, mais il arrive souvent qu’il soit célébré différemment. Je les convie à venir voir comment le même événement peut être célébré chez nous, et qu’ils ne se contentent pas uniquement de ce que je leur apprends dans les grandes et belles salles de chez eux.

GCI : Qu’est ce que vous apprenez à vos élèves ?

M. K : La première des choses, je leur apprends géographiquement où se trouve la Guinée sur le continent africain. Parce qu’il faut qu’ils sachent distinguer ma Guinée des trois autres "Guinée" qui existent à travers le monde entier. Me servant d’une carte que j’ai toujours dans toutes mes écoles et dans toutes mes classes, je leur apprends également que l’ethnie malinké est localisée vers l’est. Je leur dis que le centre du pays est occupé par la région appelée le Fouta Djallon. De même, je leur indique qu’au sud du pays, c’est la Guinée Forestière et qu’à l’ouest, c’est là où il y a la Basse Côte, la mer.

Naturellement, pour chacune de ces régions, je précise, à leur intention les ethnies qu’on peut y rencontrer et les cultures correspondantes. Tout cela, c’est avant même qu’ils ne touchent à l’instrument, le Djembé. Et quand il s’agit de l’étude portant sur un rythme quelconque, je leur indique l’ethnie qui le joue, la localisation géographique de cette dernière et ce pourquoi ce rythme est-il joué. Autrement dit, à quelle occasion et à la faveur de quel événement  le joue-t-on?

Parce qu’il faut savoir qu’il y a des milliers de gens qui jouent aujourd’hui le Djembé sans même savoir ce qu’est le Djembé. Ils ne savent pas ce que le Djembé interprète. Un professeur qui s’y connaît doit être en mesure de dire à ses élèves toute l’histoire, avant qu’ils ne commencent à jouer. Il en est ainsi dans toutes mes écoles. Après cette seconde étape, je commence à leur apprendre que le Djembé a trois sons. Différents sons que je leur apprends successivement.

En Malinké, ces trois sons se nomment respectivement « tan, tan et ta » que les Français les appellent « ton, clac et la basse ». Ils doivent alors apprendre comment mettre la main sur le Djembé et comment sortir ces trois sons sur une même peau, sur un même Djembé. Tout cela parce que j’ai appris dans des académies de musique situées d’Europe, des Etats-Unis, du Japon, d’Océanie et autres qu’on ne commence jamais par enseigner tout de suite la musique à l’élève.

Il y a toujours une méthodologie et une pédagogie qui décomposent et parcellisent les choses. En sorte qu’on commence toujours par le plus élémentaire, par les détails avant de monter progressivement. Dans mes écoles, c’est identique. Le respect avec lequel ils perçoivent leurs propres écoles est le même qu’ils me doivent. C’est la même discipline qu’ils doivent observer à mon endroit. Ce ne sont certes pas les mêmes instruments, mais la discipline doit être la même.

GCI : C’est dire que vous avez appris de la pédagogie occidentale aussi?

M. K : Absolument ! J’ai appris la pédagogie occidentale pour enseigner, mais j’ai également appris de la pédagogie africaine. Quand je commence à enseigner, je fais moitié-moitié. C’est-à-dire que je leur  apprends selon la manière occidentale qui se ramène à la décomposition dont on parlait tout de suite. Mais à un certain moment donné, on cesse de suivre cette pédagogie.

C’est par exemple dans le cadre de la musique classique, toutes les partitions sont écrites dans la méthodologie d’enseignement occidental. Mais nous, on n’écrit pas les partitions. Nous donnons les cours de manière brute. Je leur dis que chez nous, c’est comme ça qu’on apprend. C’est de cette façon que les maîtres nous ont enseignés, nous-mêmes. Ainsi, quand je leur apprends, quand nous décomposons une phrase et que nous la recomposons ensemble, je leur dis qu’il ne faut plus penser, il ne faut plus réfléchir, mais il faut le faire, il faut le sentir. Parce que quand on ne sent pas la musique qu’on joue, c’est qu’on est en train de faire autre chose.

GCI : En tant que structure, vous êtes aujourd’hui dans combien de pays ?

M. K : Vous voulez parler de mes écoles ?

GCI : Absolument.

M. K : J’ai deux écoles en France, une à Bruxelles en Belgique, une au Portugal, une en Allemagne, une en Israël, plus précisément à Tel-Aviv, deux au Japon, une à Singapour, cinq aux Etats-Unis et je viens d’ouvrir la toute dernière à Hong Kong.

GCI : Et comment ça se passe au niveau fonctionnement ?

M. K : Les directeurs de mes écoles, ce sont des personnes que je forme d’abord. Des personnes ayant la nationalité des pays abritant l’école en question. Comme cela, il n’y a aucun risque de problèmes se rapportant aux questions de "papiers". Je les forme alors et je leur fais passer un examen. S’ils réussissent, je leur délivre un certificat attestant de leur aptitude à enseigner dans mes écoles qui ont pour nom "Tamtam Manding". Et c’est ensuite autour de chacun de ces détenteurs d’attestation de décider s’il va ouvrir une école. Auquel cas, je l’accepte.

Le plus important, c’est le fait qu’un potentiel directeur se doit de passer par tous ces critères de sélection. Parce que comme je le disais tantôt, ce n’est pas uniquement celui qui va se contenter de dire à ses élèves comment ils doivent jouer le Djembé. Mais il doit être en mesure de restituer à l’intention de l’élève tout le contexte et toute l’histoire se rapportant au rythme. Cet aspect est important dans la mesure où avant, les Occidentaux ne concevaient le Djembé qu’uniquement comme un instrument qui émet du bruit. Ils ne savaient pas qu’il s’agissait d’un instrument qui avait un langage. Or, il faut faire comprendre aux gens que le Djembé parle et qu’il cherche à transmettre quelque chose. Donc, le professeur doit connaître autant de secrets et après il peut ouvrir une école labellisée"Tamtam Manding". L’autre aspect, c’est que toutes les écoles ont un caractère officiel et doivent être reconnues par l’Etat qui les abrite.

GCI : Votre célébrité tient certainement à l’importance que vos élèves notamment trouvent dans le savoir que vous leur dispensez. Dites-nous comment se fait-il que des personnes qui, à priori, ne connaissent pas la culture guinéenne, peuvent-elles être amenées à s’intéresser à l’art que vous leur apprenez ?

M. K : Cela tient essentiellement aux instruments traditionnels africains. Ce sont les plus importants, car la guitare et la batterie en guise d’exemple, il y en a partout. Mais la kora, le ngoni, le djembé, le dounoun, le Klin, le bolon, la flûte pastorale, etc. sont des instruments spécifiquement africains, qui n’ont rien à voir avec ce que l’on connaît ailleurs.

Dans mon cas, quand j’ai ouvert mes écoles un peu partout et que les Européens et autres Asiatiques m’ont vu pour la première fois à l’œuvre, ils se sont dits que je ne leur racontais pas n’importe quoi. Ils se sont rendus compte que par le biais de ce que je faisais, je cherchais à leur transmettre ma culture, l’histoire de ma culture et ma tradition. Ensuite, dans la pédagogie, bien qu’il y ait de la discipline et du sérieux, on apprend également dans la chaleur, la gaieté et la joie. Et ce sont là autant de caractéristiques qui sont attrayantes aux yeux des non africains.

Mais par-dessus tout, ce qui a attiré le monde entier, c’est qu’on a fait un film sur moi. Un film qui s’appelle "Djembé Fola". Quand ce film est sorti en 1992, le Djembé a explosé dans le monde. Et aujourd’hui, il n’y a pas un seul pays au monde où il n’y a pas le Djembé. Ce pays n’existe pas aujourd’hui. Le film en question a récolté sept prix. Il a été le meilleur film documentaire à Chicago, dans un festival international de film documentaire. Il avait eu le grand prix, c’était en 1992.

GCI : On pourrait dire que Mamady Djembé Fola est un homme riche. Serait-ce vrai ?

M. K : Moi je ne dirais pas les choses comme cela. Vous savez, en Afrique, on dit simplement que ça va. On ne dit pas qu’il est riche. Donc, je dirais que ça va. Que Dieu en soit loué. Je suis très heureusement en mesure de m’occuper de ma famille et de moi-même. Mais la plus grande richesse dont je suis aujourd’hui véritablement fier, c’est le fait de connaître ma culture.

J’ai envie de connaître ce qui se passe au Fouta, les rythmes du Fouta, la danse du Fouta. De même, j’aimerais bien connaître la danse de la Forêt , les instruments de la Forêt , les rythmes de la Forêt. Et c’est la même chose pour toutes les régions de la Guinée. Ce sont toutes ces richesses sur lesquelles j’aimerais mettre la lumière pour que le monde entier se convainc de la richesse, du sérieux et de la variété de notre culture.

GCI : Si ça va pour Mamady Djembé Fola, c’est dire que partant de votre exemple, on peut dire que la culture nourrit son homme ?

M. K : C’est bien possible. C’est vrai qu’aujourd’hui je peux dire que la culture me nourrit. Franchement.

GCI : Et quel conseils auriez-vous à prodiguez à d’autres hommes de culture pour qu’à leur tour, leur culture puisse les nourrir ?

M. K : La première des choses dont il faut se convaincre, c’est que la culture ne ment pas. Ce qu’il m’est souvent donné de voir à l’extérieur, ce sont des gens qui prétendent connaître, alors qu’ils mentent. C’est ce qui est mauvais. Parce que là l’intéressé se trahit lui-même. Quand on ne connaît pas, il ne faut pas se gêner de le dire. Et quand on connaît, on le démontre.

Le conseil que je donne toujours aux jeunes par exemple, c’est d’apprendre leur culture, c’est d’apprendre leurs traditions. Aujourd’hui, si les autre courent après nous, ce n’est certainement pas uniquement à cause du Djembé et de son bruit. Mais parce qu’ils veulent nous connaître culturellement.

Pour notre part, nous devons mettre la lumière sur notre culture pour qu’ils sachent que cette dernière n’est pas sauvage. Mais qu’il s’agit d’une culture comme toute autre culture et qu’il y a de vraies histoires derrière. Et pour le comprendre, il n’y a qu’à se référer au fait que pendant le mariage, on ne joue pas n’importe quel rythme. A cette occasion, on joue des rythmes populaires, des rythmes d’amour. Et quand il s’agit d’une circoncision, on ne joue pas les rythmes qui sont réservés à un baptême.

Chaque circonstance a son rythme qui lui est spécifique. C’est ainsi que pareillement, quand la lune est pleine, on ne joue pas des rythmes qui ne soient pas ceux de la pleine lune. De même, si on reçoit des étrangers et qu’on se mette à jouer des rythmes de circoncision, on vexe les étrangers, car ils vont se dire qu’ils sont considérés comme des non circoncis. Ainsi qu’on peut le voir, les instruments ont un langage et véhiculent un message.

Pour le comprendre il suffit de se rappeler qu’aucun instrument ne tombe du ciel. Or, celui qui construit un instrument l’a certainement fait à une fin précise. Il a voulu par cet instrument dire quelque chose. Et ce message, tous ceux qui se donnent pour métier de jouer l’instrument, doivent savoir le comprendre. Ce qui implique que les formateurs eux-mêmes puissent apprendre. Car s’ils n’apprennent pas, ils vont foutre la pagaille ou mettre la confusion dans notre histoire.

Or, en Afrique, il n’y a pas de confusion culturelle. Dans la mesure où chacun connaît d’où vient le dounoumba, chacun connaît d’où vient le kakilambé, chacun connaît d’où vient yankadi, makourou, etc. Donc, il ne faut pas mentir là-bas.

GCI : On peut néanmoins regretter que le très célèbre Mamady Djembé Fola que vous êtes, enseigniez à travers le monde entier, mais que vous ne fassiez pas bénéficier votre savoir à vos compatriotes guinéens. Comment et pourquoi ?

M. K : Merci. Je suis particulièrement heureux que vous me posiez cette question. Cela fait à peu près 22 ans que je cours après mon gouvernement pour qu’il m’aide à trouver de la place et à construire l’école internationale de percussion et de la danse en Guinée. 22 ans ! J’insiste beaucoup dessus.

Plusieurs ministres dont je ne vais pas ici révéler les noms m’ont promis. Mais ils n’ont jamais tenu ces promesses. Aujourd’hui, j’ai 16 écoles dans le monde. Mais je n’en ai pas dans mon pays. Pourquoi ? Pourquoi ? J’en ai honte ! Pour cela, j’ai honte. Je suis le Djembé Fola le plus médiatisé de la planète. Partout dans ce monde où on parle du Djembé, vous trouverez forcément quelqu’un qui me connaît. Et j’ai ici des témoins qui ont participé à un certain nombre des démarches que j’ai menées depuis 22 ans. Et ne désarmant pas, je suis venu cette fois-ci encore avec un projet. Je vais rencontrer mon ministre de la culture pour lui expliquer.

GCI : Pourquoi ne pas rencontrer le président de la République  ?

M. K : Vous savez, je tiens beaucoup à la hiérarchie. Je ne voudrais pas dépasser mon ministre de la culture pour aller rencontrer le chef de l’Etat. J’entends commencer par le niveau ministériel. Ensuite, je pourrais bien proposer au ministre qu’on aille à la rencontre du président de la République.

GCI : Qui va réaliser l’école ?

M. K : Ce ne sera pas mon école. Moi je voudrais tout simplement, qu’il y ait une école de percussion et une école de danse. Je n’ai pas envie d’avoir une école privée. Parce que si on fait un recul en arrière, on réalise que la Guinée était l’étoile la plus brillante du continent africain par rapport à son art et à sa culture. On venait prendre ici des experts pour les amener comme des professeurs pour aller monter des ballets dans les autres pays africains. Mais aujourd’hui, la Guinée est complètement oubliée sur le plan artistique.

GCI : Pourquoi ne pas collaborer avec l’institut des arts ?

M. K : Je ne sais pas. Moi j’ai demandé quelque chose que je n’ai pas encore obtenu. Mais je continuerai à en demander. L’institut des arts, c’est autre chose. Encore une fois, je voudrais dire que l’école en question ne sera pas mienne.  Moi je voudrais juste en avoir la responsabilité. Chaque année, il y a au moins une cinquantaine de personnes qui viennent avec moi en Guinée pour suivre mon stage. Et je gagne mon argent. Mais je pense que ce n’est pas là le plus important.

J’aurais aimé que la connaissance qui est la mienne, que la culture de mon pays puisse en bénéficier. S’il y avait cette école, j’aurais pu prendre un ou deux mois pendant lesquels je pourrais renoncer à tout contrat pour les consacrer à la formation des formateurs dans mon propre pays. Parce que ce qu’il y a, c’est qu’ici on connaît certainement jouer le Djembé, mais l’enseignement et la pédagogie, on ne les connaît pas.

Je peux bien continuer à dispenser mes cours et à empocher tout naturellement mon argent dans mon coin. Mais si je suis patriote, je dois me soucier de mon pays. Je suis la toute première personne à créer une école du Djembé sur la planète. C’était en 1992 à Bruxelles, en Belgique. Et ce n’est pas par hasard si j’ai décidé d’appeler mes écoles "Tamtam Manding".

Propos recueillis par Boubabacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info   

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