
On ne saurait dire que la nouvelle relative à la mort de Gilberto Rodriguez Leal soit une surprise. Déjà, la semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait exprimé l'inquiétude des autorités françaises au sujet de cet otage. Un sentiment qu'il justifiait par le peu de nouvelles disponibles sur ses conditions de detention.
Par ailleurs, une autre source issue du MUJAO même avait déjà laissé filtrer la nouvelle. En conséquence, on n'était plus optimiste quant à revoir Gilberto, libre enfin! Surtout qu'en plus de son âgé avancé, il était particulièrement souffrant.
Justement, il serait intéressant de savoir dans quelles circonstances il aurait trouvé la mort. Car il est possible qu'il ait succombé à sa maladie. Sur cet aspect de l'annonce, le doute est d'autant plus important que les responsables du MUJAO ne disent pas explicitement l'avoir exécuté. Or, ils sont si cyniques qu'ils n'auraient certainement pas hésité à revendiquer une telle exécution. Mais il se passe comme s'ils ont voulu faire une subtile récupération d'une mort qui pourrait bien être naturelle.
Mais, meme si tel était le cas, le MUJAO n'en serait pas moins responsable de la
disparition de l'otage. Parce qu'on ne saurait dissocier son décès de sa détention en general, et des circonstances de cette dernière en particulier.
On ne sait pas quand est-ce que Gilberto Rodriguez Leal est effectivement mort. Mais on peut supposer que cela date d’une semaine au moins. Parce que de toute évidence l'inquiétude exprimée par Laurent Fabius devait être une stratégie visant à préparer l'opinion publique en général et la famille du
défunt en particulier, face à la terrible nouvelle.
Il faudra certainement attendre que les langues se délient un peu plus, pour comprendre ce qui s’est vraiment passé. S’il s’agit bel et bien d’un meurtre ou d’une mort qu’on veut encore marchander…
Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info




















