
Tout est bien donc qui continue bien. Cette décision des 5 membres de la Commission consultative du secret national, permet désormais aux avocats de nos confrères martyrs de Kidal, d’avoir accès à certains éléments intéressants, comme des fiches de la Direction du renseignement militaire (DRM), des télégrammes et autres documents tenus confidentiels jusqu’à maintenant.
Ce ‘’package’’ a mis une éternité entre la requête faite par les juges Le Vert, Teissier et Trévidic et la transmission partielle effectuée depuis décembre 2015. Il aura fallu, dit-on, plus d’un semestre pour fouiner et collectionner les différents documents et extraits, objet de ce tri. Seul le ministère de la défense connait les clés des critères ayant déterminé son choix.
La question de l’importance de ces documents n’est pas claire. Seule une consultation physique des différents documents par les avocats de familles de Claude Verlon et Ghislaine Dupont, une fois remis par le bureau du juge d'instruction, permettra de situer effectivement sur le poids de ces transmissions partielles dans l’évolution.
Dans quelles mesures, l’Etat français aura-t-il fait de la rétention d’information dans cette affaire et dans quel but ? Est-il vrai que les soldats français étaient-ils venus en retard sur les lieux du crime? Ou encore, est-il possible que les confrères aient été victimes d’erreurs de l’armée française ?
Ces rumeurs qui ont circulé après la mort des journalistes dans le Sahel, ont-elles des parts de vérités ? Ou sont-elles de simples élucubrations d’esprits malins pour jeter le discrédit sur l’opération française ?
En tout cas, toute la médiasphère universelle attend avec intérêt et circonspection, les premiers résultats des analyses que feront les juges de Claude Verlon et Ghislaine Dupont. Afin que la justice soit juste.
Maria de BABIA pour GCI
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