
Guineenews.org - 2014-06-11 - Une Interview qui interpelle tous les guinéens. Pour la première fois à notre connaissance, le général Konaté, ex-chef de la Transition et du CNDD post-Dadis parle. Sur le massacre du Stade du 28 Septembre 2009.Certains des auteurs sont connus, dénoncés par les Guinéens et les organisations internationales des droits de l’homme. Mais pas par le gouvernement guinéen, en particulier le « Pr » Alpha Condé, qui bloque délibérément toutes les enquêtes depuis sa venue au pouvoir par des manœuvres dilatoires connues de tous. Les chiffres avancés sont de 150 morts, des violées en nombre indéterminé et des disparus dont on n’a encore aucune estimation, y compris des blessés tirés de leurs lit d’hospitalisation et « disparus » sans laisser de traces, par le médecin-Colonel Diaby, un pilier du RPG toujours en service et jamais inquiété sous le régime d’alpha condé. La raison à notre avis est que lui-même Alpha et/ ou ses proches sont impliqués jusqu’au cou dans cette sale et ténébreuse affaire. Ce qui est rassurant, c’est que Konaté affirme avoir remis la liste des responsables du massacre à la CPI. Il est donc certain que la « communauté Internationale » sait très bien à quoi s’en tenir et n’ignore rien des efforts du « Président démocratiquement élu » pour cacher la vérité. De même on peut supposer qu’ils savent tout de la politique d’exclusion et des tueries dont est victime l’ethnie peulhe sous le régime RPG. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le Président Obama avait ostensiblement ignoré les autorités guinéennes et ses « élus » lors de son passage à Dakar ?
RFI - Publié le 11-06-2014 « Sekouba Konaté était le ministre de la Défense de Dadis Camara » Pour Mamady Kabah, président de la RADDHO-Guinée, la Rencontre africaine des droits de l'Homme, Sekouba Konaté est bien placé pour apporter des informations. Il « est quand même l’une des personnalités les mieux indiquées pour savoir quel a été le rôle des officiers militaires dans la préparation et l’exécution des événements du 28 septembre, explique Mamady Kabah. Mais je pense également qu’il y a des risques que des règlements de compte se fassent. Sekouba Konaté était le ministre de la Défense du capitaine Dadis Camara et donc nous savons comment les choses se sont terminées. Maintenant c’est une très bonne contribution et ça doit permettre à nos juges et aux juges internationaux d’avancer sur les deux pieds. Il faut que ça aille un peu plus vite et que tous les coupables soient identifiés, mais si la justice n’arrive pas à accélérer la procédure, je pense qu’il va falloir à un moment que la communauté internationale s’implique pour faire avancer le bus ».
Burkina24 - juin 12, 2014 - L’ancien président de la transition guinéenne, le Général Sékouba Konaté, a affirmé au site guinéen Guinéenews, avoir déposé une liste des noms des commanditaires de la répression du rassemblement de l’opposition du 28 septembre 2009 au Stade du 28-Septembre de Conakry. « Moi, j’étais à N’zérékoré avec Papa Koly (ancien ministre de l’Environnement, ndlr) en mission d’État. Mais, étant le ministre de la Défense, j’ai reçu des informations selon lesquelles, certains officiers et civils avaient encouragé Dadis de mater la marche pacifique de l’opposition ce jour-là. Ils se reconnaissent eux-mêmes et c’est la liste de ces éléments là que j’ai déposée là où elle doit être pour que de telles choses ne se répètent plus en Guinée« , déclare le Général dans les colonnes de Guinéenews. Cette répression avait entraîné la mort de plus de 150 Guinéens et le viol d’une centaine de femmes.
Aminata.com 11 Juin 2014 - Sur la question de savoir que sait-il de la tentative d'assassinat du capitaine Dadis par Toumba Diakité, car selon les informations, c'est lui-même Sekouba Konaté qui en serait le principal commanditaire. En réponse, c'est un général étonné mais point surpris qui a réagi en ces termes : « Demandez à Toumba de vous dire celui qui lui a mandaté de tirer sur Dadis.
Nostalgie Guinee -Mercredi 11 juin 2014 - Une délégation de la Fédération Internationale de Défense des Droits de l’Homme (FIDH) forte de trois membres séjourne actuellement dans la capitale guinéenne, Conakry. Selon un membre de la mission que nous avons joint au téléphone, la mission en plus de ce dossier va s’entretenir avec les autorités de Conakry autour de la plainte contre l’ex-gouverneur de la ville de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara. Le gouverneur qui est accusé de violation des droits de l’Homme par les défenseurs des droits de l’Homme lors des manifestations politiques de l’opposition à Conakry. Elle discutera aussi avec le gouvernement des violences communautaires et politiques survenues en Guinée depuis l’arrivée au pouvoir du Président de la République Alpha Condé en 2010.
Guineelive.com 12 juin 2014 - La méfiance du bouillant Capitaine Moussa Dadis Camara à l’égard de l’homme qu’il a adopté dans son cœur est du moins compréhensible. Le même Sékouba traitait Dadis il y a trois ans plutôt de « traitre, d’homme affamé de pouvoirs et d’argents, de faux type », excusez du peu la liste des qualificatifs est longue. C’est après tout ça que Sékouba Konaté a choisi la voie des medias arguant que lui Ministre de la Défense au moment des faits était en mission d’Etat à N’zérékoré. Une façon de se dédouanner sans doute.
Avec cette sortie, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien ami du capitaine Moussa Dadis Camara, Sékouba Konaté n’a pas du tout apprécié qu’il soit traité au même pied d’égalité par le président Alpha Condé que l’ancien patron du CNDD, conseil national pour la démocratie et le développement. En clair, Sékouba Konaté n’a toujours pas gobé qu’il soit le prisonnier personnel du président Alpha Condé à l’étranger.
Vivre en dehors de la Guinée et plus précisément des maquis de Conakry est la plus difficile des choses pour Sékouba qui ne se sent pas bien dans le luxe de la Caroline du Nord, de Paris ou encore à Addis Abeba.
Décidemment, le prisonnier personnel du président Alpha Condé possède plusieurs arcs dans sa gibecière bien que le retour en Guinée pour Sékouba Konaté qui était annoncé au mois de mars n’est pas encore pour demain.
En attendant, le prisonnier de Alpha Condé peut continuer à se révolter en dehors des frontières.
L'Indépendant/Guinee7.com - 12 juin 2014 - Cette sortie du général qui coïncide avec la visite d’une mission de la FIDH en Guinée, pour évaluer l’état d’avancement de dossiers portant sur des violations des droits humains, dont ces massacres du 28 septembre est perçue comme étant destinée à accroître la pression sur le gouvernement actuel, qui traine à laisser les coudées franches à la justice dans la gestion de cette affaire. Mais aussi à se payer une virginité dans cette expédition punitive, qui a terni l’image de la junte de Dadis Camara, dont il était pourtant le maillon fort. Konaté a mis cet entretien à profit pour annoncer avoir déposé une liste d’auteurs et de commanditaires de ces tueries au bureau d la procureure de la CPI, Fatou Bensouda et aussi au niveau de l’Union européenne. Cette sortie est plutôt jugée inopportune par maints observateurs qui pensent que le ‘’tigre’’ aurait mieux fait de se concentrer sur sa feuille de route au niveau de la FFA, que de se mettre à remuer le couteau dans la plaie. Quand on sait que durant les 12 mois passés à la tête du pays, en tant que président de la Transition, il n’a fait aucun ‘’effort’’ pour confondre les personnes dont il dit détenir la liste, pour leur responsabilité dans ces massacres. Pour ses détracteurs, qui seraient nombreux aujourd’hui en Guinée, la démarche du général relève d’un simple calcul politique.
africaguinee.com -12 juin - Le leader de l’Union des Forces Républicaines Sidya Touré a qualifié de “ principaux suspects“ dans l’affaire des massacres du 28 septembre 2009, l’actuel ministre chargé de la sécurité présidentielle, le Colonel Claude Pivi et le secrétaire chargé de la lutte contre la drogue et des crimes organisés, le Colonel Moussa Thieboro Camara. Selon un article publié sur le site de sa formation politique, Sidya Touré a regretté le fait que ces deux officiers supérieurs de l’armée guinéenne, tous membres du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (ancienne junte au pouvoir) d’alors, soient toujours en fonction.
Sélection Rédaction GuineeConakry.info




















