
Tour à tour, les grandes organisations africaines et internationales se sont prononcées pour fustiger l’attitude combien déplorable du leader gambien, qui foule au pied, par ses récentes déclarations, toute la sympathie qu’il avait soulevée de par le monde, depuis qu’il avait décidé de s’effacer devant le vote populaire, et de se retirer dans son village pour s’occuper de questions champêtres.
Déclaration vide
Le Conseil de sécurité a été un des premiers à dégainer, en invitant impérativement l’énigmatique président à « respecter le choix du peuple souverain de la Gambie, comme il l'a dit le 2 décembre, et de transférer, sans conditions ni retard injustifié, le pouvoir au président élu, Adama Barrow. » L’Union Européenne est ur la même échelle, quand elle exige du trublion « à respecter pleinement l’Etat de droit et la volonté du peuple gambien (…) et à « permettre une transfert pacifique du pouvoir.» Nkosazana Dlamini Zuma, la présidente de la Commission de l'Union africaine, aura été la première à exhorter Yahya Jammeh «à faciliter une transition pacifique et à transférer son pouvoir à Adama Barrow». Elle avait surtout martelé que la déclaration de reprise en main de la situation postélectorale était complètement « nulle et vide » !
Perte inexorable
C’est dire que le subterfuge politique de Jammeh qui consiste à impliquer, à travers un hypothétique recours « de dernière minute » devant la Cour suprême, pour contester légalement les derniers résultats du scrutin présidentiel, ne pourra convaincre que les militants zélés de son indéfectible parti, l'APRC. Et ce lundi 13 décembre étant férié en raison du Maouloud, administrativement, il y a problème, même si le parti voudrait forcer la situation.
En tous les cas, Adama Barrow, l’heureux élu qui n’entend se laisser voler sa victoire, a déjà averti, qu’il n’était point de la compétence démocratique de son adversaire battu, de faire annuler le vote et d’en organiser un autre, en contradiction avec la constitution !
Jammeh en mauvais perdant veut intimider et la justice et le peuple, en promouvant les militaires pour acheter leur conscience, et les jeter dans la sale aventure dans laquelle il veut plonger son pays qu’il traumatise depuis 22 ans, au rythme de ses incantations politico-maraboutiques ou de ses élucubrations de féticheurs-faux-guérisseurs de Sida ! Le peuple a choisi et comme il l’ignore, il court inexorablement vers sa perte ! Certainement, le sort qu'il mérite.
Maria de BABIA pour GCI
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