GABON : Statu quo, en attendant l’UA…

Pendant que les Gabonais s’engluent dans une crise postélectorale languissante, où aucun des deux challengers n’est prêt à abandonner la partie, l’Union Africaine qui a annoncé l’arrivée imminente d’une délégation de haut niveau, se fait toujours attendre. De quoi alimenter les commentaires les plus passionnés.

Depuis 48 heures qu’elle a annoncé son arrivée, la mission de haut niveau de l’Union africaine n’est toujours pas là, pour engager une médiation à laquelle s’accrochent tous les espoirs d’un probable dénouement. M. Abdoulaye Bathilly, représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale est certainement en difficulté. Trouver un compromis acceptable par l’ensemble des hommes politiques gabonais, semble une vraie gageure.

Pour départager Ali Ondimba Bongo et Jean Ping, il faut certainement ruser, incontestablement user de savoir politique et de tact humain. Chacun des deux hommes se croit fort du droit démocratique et chacun élabore l’argumentaire législatif de sa ‘’raison’’ ou de sa ‘’vérité’’. Il ne faut surtout pas demander à Bongo de ''violer la loi'', ou contrarier Ping qui martèle « Le président, c’est moi ». Voilà que les consultations trainent. De la Communauté économique des États d’Afrique centrale aux personnalités du landernau politique librevillois, la tâche n’est point aisée.

En attendant l’arrivée de la mission de l’UA, au Gabon, c’est le temps des positionnements et du fait accompli. Le premier croit, qu’en s’étant autoproclamé, les dés sont bien jetés ; alors que le second croit ferme qu’avec sa victoire officiellement proclamée, les jeux sont faits. Entre les deux, il y a cette date impérative du 8 septembre à la Cour constitutionnelle, où Ping pourrait, s’il le veut bien, déposer son recours réfutant les résultats de la dernière présidentielle.

Dans le cas contraire, il risque fort de tomber dans la nasse de la loi. Et Bongo pourra être  ‘’définitivement proclamé’’ président de la république du Gabon ! Avec les conséquences imprévisibles que redoute la Communauté internationale, l'ONU en tête, voilà pourquoi à Libreville, l’opposition trépigne d’impatience, car seule la pression internationale serait à même d’influer sur le cours des événements dans ce bras de fer suicidaire.

Maria de BABIA pour GCI   

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