
Jean Ping et Ali Bongo, comme les moquent si bien certains de leurs compatriotes sur les réseaux sociaux, ont engagé leur pays dans une espèce de jeu de surenchère mal calculée dénommé le : Ping-Bong.
Du ‘’qui perd gagne’’ ou du ‘’qui gagne perd’’
Un jeu politique sur fond de rivalités haineuses et morbides dans un brouillamini électoral, où la transparence et la conscience sont publiquement et impudiquement desservies. Du ‘’qui perd gagne’’ ou du ‘’qui gagne perd’’ ! Chaque camp fourbit son argumentaire et croit avoir la raison et la justice pour lui. Au milieu de ce spectacle de politiciens repus, un peuple révolté, des manifestants prêts au sacrifice suprême, comme ayant trop longtemps accepté, et désormais décidés à ne plus subir le poids de l’arbitraire.
Tandis que Bongo s’agrippe aux quelque 5000 voix tombées du ciel du Haut Ogoué, Jean Ping claironne : « Tout le monde sait c’est qui le président ! Le président c’est MOI ! ». La guerre pour le pouvoir est sans pitié et celle des égos est toujours horrible. Et dans le cas gabonais, le profil d’ancien dignitaire de Ping, d’enfant gâté des Bongo, est une image qui le poursuit toujours, malgré ses efforts énormes de vocabulaire démocratique.
Prières, prisons, présidents
Hier dimanche, le pays était globalement calme. Beaucoup étaient à l’église pour invoquer la grâce et le pardon divins, afin que les deux leaders qui enflamment le pays, pour être président, retrouvent le chemin de la sagesse et de la vérité. Ceux qui sont embastillés par centaines ont crient toujours à l’injustice et espèrent que la justice sera dite !
Quant aux deux présidents, la France et la communauté internationale devraient les aider à sortir de leurs « tours » pour voir tout le gâchis gabonais en face… Et agir autrement
Maria de BABIA pour GCI
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