
Cette proclamation de la Cour constitutionnelle du 23 septembre est tout à fait dans la logique politique gabonaise. Ping qui était du sérail de Bongo père, adoubé ministre des Affaires étrangères, beau-fils bien aimé, savait le PDG dont il était membre, gagnait les élections.
Engrenage électoral fatal
Ping qui joue aujourd’hui au ‘’prophète de malheur’’ en disant avant même les résultats : « Je crains qu’un nouveau faux pas de la Cour constitutionnelle soit le facteur d’une insatiabilité profonde et durable du Gabon ! », savait de quoi il parlait pour avoir été un membre influent de la ‘’dynastie Bongo’’. Il savait que les jeux étaient faits, et toutes ses proclamations autocratiques du genre de : « Le président élu c’est moi » résonnaient dans les oreilles des fins observateurs comme le cri de détresse d’un homme qui se savait perdant, connaissant bien l’engrenage électoral fatal.
Quant à Bongo qui invitait au dialogue, alors que les résultats définitifs n’étaient pas encore proclamés, il le faisait aussi par ce qu’il savait que « le fait était accompli ». Alors, convaincu de sa victoire, il recherchait un gentleman agreement, pour mieux se parer de la toge démocratique. Après la validation de son élection par la Cour constitutionnelle, il continue avec la même assurance et la même sérénité, il tend même « la main à tous ceux qui la saisiront » Il aussi certain, « qu’il n’y aura pas d’impasse.» Il souhaite un dialogue ouvert à tous et un gouvernement d’union nationale qui ne saurait être « une fin en soi »
On a tout compris !
Depuis la sortie de la Cour constitutionnelle Libreville à l’image de tout le Gabon est calme. Ping qui ne reconnait toujours pas sa défaite, invite ses militants à la vigilance et à mobilisation, pendant que Bongo veut entièrement profiter de cette accalmie pour asseoir les bases d’un dialogue porteur. Mais, si les populations sont calmes, en fait ce n’est ni pour l’un ni pour l’autre, les Gabonais se sont fait peur, et les les lendemains déchantent… Comme dit un de nos témoins de Libreville: «On a tout compris. Entre Ping et Bongo, ce n’est pas politique, c’est affaire famille ! On n’est pas dedans ! »
Maria de BABIA pour GCI
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