
Alpha Condé avait donc reçu la direction et les représentants des grévistes. Décidé à résoudre le conflit social à l’amiable, il avait aussi sollicité des employés qu’ils suspendent leur grève en attendant l’aboutissement des négociations. Mais les employés qui n’avaient pas perçu jusqu’à deux mois de salaires, ont exigé de percevoir de quoi soutenir leurs familles respectives. Requête que le président Alpha Condé s’était aussitôt mis en devoir de satisfaire. Tout de suite, quelques 2 milliards 400 millions de GNF étaient alors mis sur la table pour venir en aide aux grévistes. Somme qu’ils s’étaient équitablement répartis, avec pour chaque travailleur 900.000 GNF.
Mais ce "sacrifice" du chef de l’Etat n’aura visiblement pas résolu le problème. Pendant quelques semaines après, les employés étaient demeurés les seuls à Fria tandis que les principaux responsables de l’usine, eux, étaient à Conakry. Entre temps, on apprend que l’ancien directeur de l’usine aurait refusé de se rendre à une convocation du président de la République. Irrité par cette attitude, Alpha Condé aurait demandé aux responsables russes de Rusal de rappeler l’impertinent directeur et d’envoyer quelqu’un d’autre à sa place. Ce à quoi ces derniers n’auraient vu aucun inconvénient.
Cette exigence satisfaite, le président Alpha Condé a repris son manteau de médiateur entre grévistes et responsables de l’usine. L’audience du vendredi dernier s’inscrirait donc dans la logique de cette médiation. Et il y a des chances que le résultat positif soit prochainement constaté sur le terrain.
En tout cas, à leur sortie de l’audience avec le président guinéen, les responsables syndicaux ont affiché un certain optimisme quant à leur capacité à faire accepter à leurs camarades, les doléances du président Alpha Condé qui consistent en la levée de la grève.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















