
Le stock disponible ne permettrait pas ainsi de tourner les machines au-delà du 3 août. Or, une nouvelle commande n’aurait pas été lancée. Au-delà de l’usine et de ses employés impayés, c’est toute la ville de Fria qui pourrait être affectée par cette fermeture de l’industrie. Il faut dire que c’est Rusal-Friguia qui permet à la ville de Fria de faire l’exception de bénéficier régulièrement de la fourniture en courant électrique et en eau. Sachant l’impact que la rupture de la fourniture du courant et de l’eau risque d’entraîner, les dirigeants de Rusal ont, semble-t-il, choisi de s’en servir comme ultime moyen de pression contre l’Etat guinéen. Avec l’espoir que la grogne sociale qui devrait en découler, la Guinée se montrerait plus flexible à propos de Dian-Dian.
Pour sa part, l’Etat guinéen n’est pas moins responsable de ce qui pourrait en découler. Sa défaillance est patente dans le fait d’avoir confié la fourniture de services aussi stratégiques que le courant et l’eau à une entreprise privée, sans en mesurer vraiment toutes les conséquences socio-économiques. C’est un deal d’autant plus incompréhensible que Rusal n’a pas vocation à fournir le courant et l’eau. Mais aussi bizarre que cela peut l’être, elle s’en sert pour faire chanter la Guinée. Alors, on va voir ce qu'on va voir...
Momo Soumah pour GuineeConakry.info




















