
Le mouvement syndical guinéen trouve qu’il est inconcevable que les cadres guinéens, au nom de l’Etat guinéen aient bradé ce patrimoine. L’installation a
été cédée à l’époque à 25 millions de dollars US contre 400 millions, représentant sa valeur réelle.
Depuis lors la compagnie exploite et même surexploite l’ensemble des installations. Les riverains du chemin de fer menant au port de Conakry, ont constaté à cette occasion que le train transportant l’alumine brut était capable de faire trois à quatre tours par jour, contre deux seulement auparavant.
En fait, le régime d’exploitation a été portée au maximum, sans que cela ne se ressente sur le budget national. En tout et pour tout, Rusal ne payant entretemps que cinq cent mille dollars US par an à l’Etat guinéen comme taxe. Un montant plus que dérisoire dans les 150 millions de dollars environ que l’Etat percevait par an.
Pour toutes ces raisons le mouvement syndical réclame la rupture du contrat noué injustement entre l’Etat et Rusal. Ce qui à priori ne devrait pas poser de problème fondamental. Le géant minier russe ayant décidé au cas où il n’y a pas de terrain d’entente avec les autorités guinéennes, de se passer de l’alumine de Fria au profit d’une autre située en Ukraine. Un chantage au grand jour.
Toutes choses qui créent des conditions idéales pour une séparation presque
à l’amiable. A moins que Rusal ne veuille se référer à la justice internationale pour compliquer la situation à la Guinée.
En attendant, le mouvement syndical guinéen a fait ses calculs, il faut résilier le contrat de Rusal. Ce n’est pas là une simple suggestion mais un point important de plateforme revendicative remise au gouvernement.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















