
Le président français saisira sans doute l’occasion pour féliciter son homologue qui revient des Etats-Unis, où il a rondement mené une mission économico-humanitaire en compagnie de ses pairs des deux autres pays victimes d’Ebola, à savoir Ellen Johnson Sirleaf du Libéria et Ernest Bai Koroma de Sierra Leone. Puis subrepticement, Hollande glissera sur les remous sociaux en Guinée. Il reprendra sous d’autres formes, la position française qui est le maintien du dialogue avec l’opposition, pour que le pays connaisse la sécurité et puisse poursuivre la lutte contre Ebola avec beaucoup plus d’efficacité. Le communique du Quai d’Orsay était assez explicite à ce sujet.
Pour répondre à son homologue, Alpha Condé ne manquera pas d’évoquer ‘’ses efforts et à main tendue de son gouvernement’’. Pour preuve, il évoquera la visite d’une délégation gouvernementale chez ‘’le chef de file de l’opposition’’ Cellou Dalein Diallo et l’intransigeance de ce dernier sur la tenue de la marche du 20 avril 2015.
Devant le déroulé de cet argumentaire de son interlocuteur, fait montrer toute ’’sa bonne foi’’ et ‘’le refus au dialogue’’ de son principal opposant ; François Hollande conseillera certainement plus de tolérance, un peu plus de flexibilité pour avancer. Et pour ne point lâcher ‘’son ami socialiste’', tout seul face à l’épreuve, l’on peut facilement imaginer - sans faire de politique fiction, mais plutôt de la ‘’real politik’’ – que le président français pourrait bien activer d’autres ressources diplomatiques pour ‘’atténuer’’ l’intransigeance de Cellou Dalein, Dadis Camara aurait dit ‘’pour qu’il mette un peu d’eau dans son vin’’.
En attendant, la vérité du terrain à Conakry c’est que comme pour les autres fois, la capitale guinéenne vit à deux vitesses, l’axe Cosa-Bambeto-Hamdallaye est paralysé tandis que les autres fonctionnent quasi normalement. Une ambiance que le président Condé va bientôt retrouver.
Momo SOUMAH pour GCI
2015 - GuineeConakry.Info




















