
Amenant ainsi les autorités de l’institution financière guinéenne à engager une véritable campagne de sensibilisation contre l'intox qui commençait à décourager certains compatriotes à utiliser lesdits anciens billets. Même les bons!.
Il n’était en effet plus rare de constater à Conakry et dans le pays profond que des ménagères et les marchandes d’épices se livraient à des combats de titan. Nul ne voulant plus encaisser ces billets devenus ''caducs'' aux yeux des uns et des autres ameutant tout autour d’elles.
Les mêmes scènes se produisaient un peu partout et presque de manière identique dans les taxis et autres minibus. Même certains restaurants et débits de boissons avaient affiché visiblement au fronton de leurs menus que leurs maisons, avant de revenir sur leur décision, ne prennent plus de billets de 10.000 Gnf de couleur verte.
En fait, tout est parti d’un communiqué de la BCRG qui défendait aux banques primaires de prendre à partir du 1ernovembre 2012, les anciennes versions de billets de 10.000 Gnf. Seules les agences de Conakry et du pays profond devaient désormais encaisser ces billets. Une mesure qui était destinée à renforcer la lutte contre les faux billets. Mais aussi curieux que cela puisse paraitre, certaines de ces banques ont continue a encaisser tranquillement ces anciens billets selon la tete du client.
Cependant, force est de reconnaitre que depuis cette semaine, tout semble entrer dans l’ordre. Aussi bien dans les marchés où les clientes et vendeuses semblent s’entendre, que dans les minibus ''magbanas'' et autres taxis, où tout se négocie dans le meilleurs des mondes possibles entre conducteurs et passagers. Tout le monde a eu chaud!
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















