
Cette cérémonie a connu la présence du président de la république le Pr Alpha Condé, du premier ministre, chef, Mohamed Saïd Fofana, des représentants des institutions républicaines et des membres du corps diplomatique et consulaires.
Dans son intervention, le président de la République, Alpha Condé a indiqué que les faiblesses de la stratégie de l’Etat exposent notre pays aux contrecoups des changements perpétuels de l’environnement national et international, tant sur le plan politique, que sur les plans économique, social et culturel. ’’La faiblesse des capacités de planification stratégique n’a pas permis de saisir les opportunités et de se préparer à affronter les menaces’’, a- t-il dit
Dans le même esprit, le numéro un guinéen a aussi déclaré que de nos jours, les gouvernements africains sont littéralement confrontés à un certain nombre de phénomènes qui constituent des défis majeurs pour les administrations. Ces phénomènes qui affectent grandement le fonctionnement de l’ensemble des services publics et des institutions de l’Etat. «Et la Guinée, notre pays n’y fait pas exception. En réalité, ces phénomènes se vérifient dans l’ensemble des continents et ne sont pas spécifiques à l’Afrique»
Le gouvernement guinéen se trouve devant l’obligation d’opérer un choix stratégique. Il peut soit continuer à ignorer les bouleversements que causent la compétitivité à savoir, les TIC et le secteur privé, soit continuer à subir les effets de l’improductivité du secteur public. « Cette option amènera inexorablement l’administration à continuer à fonctionner sans rendre les services adéquats et donc d’être condamnée à l’infélicité », a affirmé le chef d’Etat.
Sékou Kourouma, le ministre de la fonction publique de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, a laissé entendre que les institutions de l’Etat et l’administration publique guinéenne font face, depuis plus d’une décennie, à plusieurs difficultés notamment liées à la faiblesse des moyens de l’Etat à la faiblesse des capacités humaines et technique, au délabrement général de l’appareil administratif, entretenu par la corruption et l’impunité et à la faiblesse de la structure de l’administration.
‘’Pour corriger ces faiblesses, plusieurs réformes ont été engagées notamment, le programme de réforme de l’Etat et de Modernisation de l’Administration (PREMA), adopté par le Gouvernement de la République de Guinée qui prévoit explicitement de mener à bien la redéfinition et la clarification du rôle et des missions de l’Etat, dans les domaines d’action des autres intervenants de la société civile, du secteur privé, pour ne citer que ceux-là, au processus de développement’’ , a confirmé le ministre Sékou Kourouma.
Mariama SYLLA pour GCI
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