FORMATION PROFESSIONNELLE : Cas des boursiers guinéens expulsés du Maroc

Le ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du Travail a donné des précisions à travers une note d’information pour éclairer la lanterne de l’opinion publique au sujet des boursiers guinéens expulsés du Maroc, pour non-conformité avec les règles basiques du système de l’enseignement technique marocain.

Dans cette déclaration, le ministère explique le contexte, les conditions  et les critères  de l’envoi de ces stagiaires en formation au Maroc, et fournit en même temps des statistiques détaillées de leurs effectifs. Plus encore, le ministère de la formation technique et professionnelle envisage même des mesures pour éviter que de telles situations ne se répètent à l’avenir.

Mais par contre ce qui semble être minimisé dans cette affaire, c’est le fait que des stagiaires ayant officiellement fréquenté les établissements guinéens d’enseignement  technique se soient retrouvés au Maroc, parce que considérés comme la crème de la crème,  pour suivre des formations, alors que bizarrement,  ils  ne sont pas considérés dans le royaume chérifien comme étant aptes à suivre ces formations,  par manque de niveau.  Il y a lieu de se poser des questions !

En témoigne un extrait de cette déclaration : «  Pour le compte du renforcement des capacités techniques et professionnelles des stagiaires destinés au secteur privé, 40 (quarante) sortants des Centres de Formation Professionnelle ont été envoyés au Maroc et 12 autres (douze) sont en voie de s’y rendre. Leur sélection s’est faite sur la base des résultats de l’année scolaire précédente ou achevée tels qu’enregistrés au Service Examen et Concours. En fonction des filières proposées et des places disponibles, la sélection se fait par ordre de mérite. A leur arrivée au Maroc, les lauréats destinés au secteur privé ont subi un test psychotechnique pour évaluer leur capacité à suivre les formations programmées. A date, 5 (cinq) lauréats de cette catégorie n’ont pas été jugés aptes et ont été rapatriés vers la Guinée. A également été rapatrié 1 (un) lauréat qui n’a pas été retenu après analyse de son dossier car son diplôme ne correspondait pas à la filière envisagée ».

Dans un autre extrait,  le constat est saisissant : « Ainsi, au total, sur les 249 lauréats boursiers régulièrement sélectionnés pour le programme de formation au Maroc, 10 ont été retournés vers la Guinée (5 pour inaptitude au test d’évaluation, 4 pour échec en fin d’année, 1 pour diplôme non conforme) ».

Même si par ailleurs le ministère pointe du doigt des soi-disant « infiltrés» il reconnait tout de même, dans les mesures qu’il envisage, que des stagiaires guinéens sont allés suivre des formations au Maroc en tant que lauréats,  alors qu’ils n’ont tout simplement pas le niveau.

Prendre des mesures c’est bien, mais situer les responsabilités c’est encore mieux. 

Salématou DIALLO pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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