
En natif de la ville et se présentant comme au service de la cause des jeunes de Guinée, Lamine Guirassy dit n'avoir pu dire non. Même s'il a conscience des défis de cette nouvelle aventure.
C'est le samedi 1er mars 2014, que les tractations qui se faisaient depuis deux mois ont pris fin, avec l'acceptation formelle par Lamine Guirassy de prendre la direction du club. Sur l'ampleur de la tâche dont il hérite, le nouveau président ne se fait guère d'illusion : « Dans cette équipe, il n'y a absolument rien. Tout est à reconstruire, aussi bien au niveau des infrastructures que dans la structuration de l'équipe elle-même »
Mais il se veut méthodique et procède par la règle des priorités : « Dans un premier temps, l'objectif est de faire en sorte que le COK puisse se retrouver en L2 » Pour le reste, Lamine espère compter sur son réseau relationnel pour relever le défi à lui lancé par la jeunesse de sa préfecture natale. Il tient cependant à préciser que c'est cette jeunesse qui est venue à lui, et non l'inverse.
Précision d'autant plus importante à ses yeux qu'il ne conçoit nullement le COK de Boké comme son groupe de médias. « Ce n'est pas une propriété privée. Quand je sentirai que l'on me met des bâtons dans les roues, rien ne me retiendra » dit-il.
Lamine Guirassy ne serait-il pas ainsi en train de se préparer à une prochaine carrière politique?
La réponse est tout d'abord un grand éclat de rire. Ensuite, « Pas du tout. C'est vrai qu'il ne faut jamais dire jamais. Mais pour le moment, je ne suis pas intéressé par la politique. Je voudrais d'ailleurs dire ici que si je voulais être ministre, je l'aurais certainement été. Mais je pense que dans ce pays, on doit être capable de dire non, comme Justin Morel Junior et d'autres l'ont fait du reste…» Selon lui, s'il est vrai qu'aujourd'hui, il a positivement répondu aux doléances de Boké en ce qui concerne le club de football de la préfecture, il n'en sera pas de même quand la même jeunesse souhaitera de sa part qu'il brigue le poste de maire de la commune urbaine de Boké : « Là, je dirai catégoriquement non! »




















