
Ce parallèle entre les cas de Floribert Chebeya et de Bosco Ntaganda, de leurs différents sorts, montre tout à fait l’étendue des défis de justice à relever.
Situations paradoxales
En effet, si à Kinshasa, les parents, amis et sympathisants de Floribert Chebeya rêvaient de pouvoir enfin entendre le général John Numbi non plus comme ‘’simple témoin’’, mais comme ‘’prévenu’’; à La Haye Bosco Ntaganda, le fondateur du M23, le Mouvement du 23 Mars, ne sera pas jugé pour ses nombreux crimes, impliquant certains des régimes d’Afrique Centrale comme le Rwanda, l’Ouganda ou la RDC même, dans les conflits et autres drames de l’Ituri.
Dans ces deux procès, l’on est en présence de situations paradoxales, mais dont l’espace géographique des faits, demeure la République Démocratique du Congo. La RDC dont les citoyens et les populations ont souffert et souffrent encore de la perversion de nombre de ses leaders politiques, militaires ou rebelles. Ces derniers, aveuglés par les richesses minières ou naturelles du pays, accrochés au pouvoir politique, n’hésitent pas hélas à tordre le cou à la raison, pour assouvir leurs intérêts égoïstes.
Justice juste
Floribert Chebeya incarne les vertus qui peuvent transformer positivement la RDC, et qui ont pour noms : la transparence, le patriotisme, la liberté et la démocratie. Bosco Ntaganda serait l’exact contraire. Avec tous les pillages, carnages, toutes les folies criminelles et l’oppression des femmes et enfants, etc. Autant de bêtises humaines que la RDC devraient enterrer, pour célébrer le modèle Floribert et retrouver le chemin d’une ‘’justice juste’’ !
Maria BABIA pour GCI
© 2015 GuineeConakry.Info




















