
Dans la journée même, les couleurs avaient été données avec l’édification de deux tentes géantes. Une précaution qui se sera révélée inutile, tant les dieux de la nature avaient finalement préféré ne pas gâcher la fête. Ce sont alors des tables bien rangées et des chaises soigneusement nettoyées que les différents invités, arrivés en petits groupes, ont occupé sous la surveillance de deux projecteurs géants qui montraient en évidence les musiciens de l’African Groove de Maître Barry. Cependant, le cadre intime et verdoyant qui fait le must d’ECONET n’était pour autant pas dérangé.
Les invités qui préféraient la discrétion ou un peu plus d’effacement pouvaient s’installer entre les fleurs tout en bénéficiant d’une lumière diffuse et multicolore, que distillaient d’autres installations électriques disséminées ça et là dans le jardin.
Côté animation, on aura rarement vu Maître Barry et ses musiciens aussi déchaînés. Ils auront largement été à la hauteur de l’événement. Car il s’agissait bien de célébrer le bonheur qui animait les membres du tout nouveau PAG. Le président de nouveau patronat, M. Ismaël Keïta dira dans une brève allocution, la volonté de son équipe de se mettre au service de tous les Guinéens pour l'avènement d'une Guinée émergente économiquement. A ses côtés, le sémillant vice-président Ibrahima Diané est convaincu lui aussi de la réussite du PAG, qui reste ouvert à toutes les initiatives innovantes.
Bien que majoritairement vêtus comme les patrons qu’ils sont, les invités ont démontré qu’ils étaient à une fête, et la leur! Ils se sont désaltéré, mangé, chanté et dansé. Dans une communion dont l’objectif était de prouver une unité certaine. De temps en temps, on se congratulait et on se promettait détermination en vue de la concrétisation des rêves affichés.
La fête fut si belle et tentante que des spectateurs chez lesquels frétille une certaine tendance culturelle et artistique n’auront pas résisté à l'envie de s'éclater... C’est ainsi que Jean-Baptiste Williams, se remémorant certainement ses heures de gloire au "Camayenne Sofa" a pris une guitare et pincé avec volupté les cordes de ce merveilleux instrument pour le bonheur des invités.
De même, Riso Bangoura, Philipe Kourouma de la Sonogui, Ibrahima Béavogui, ex-greffier et Secrétaire général de la Cour Suprême, auront pris le micro pour chanter avec allégresse. Et vers la fin, alors que l’espace commençait à se vider, African Groove a réveillé chez quelques invités des souvenirs profondément enfouis, quand il a bifurqué vers un rythme congolo-zaïrois. Et tout de suite, l’assistance a compris que certains invités avaient été des champions de danse de leur époque! Au temps où ce genre musical régnait en maître sur la quasi-totalité du continent africain.
C’est après cette série de pas de danse trépignants que l’orchestre, jugeant sans doute que chacun avait été servi à satiété, a décidé de rompre les "hostilités". Un ultime son des instruments que le public a salué par un tonnerre d’applaudissements pour dire son accord avec la décision de prendre une pause en attendant le prochain week-end.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















