
Contrairement aux ‘’Brevetés’’, qui ont eu la journée du samedi, pour envahir les plages dès après la fin des épreuves, les candidats au Bac eux, sont contraints de voir leur ambiance festive étouffée par le plein Ramadan.
Les promoteurs et autres organisateurs de l’événementiel, avaient tous compris. Ce, depuis l’annonce du calendrier des examens par le ministère tutelle. Donc, il n’y avait rien à faire ! Cette année, il n’y aura pas de « Nuit des Bacheliers ». D’ailleurs, les plus curieux l’auront constaté aussi à travers la capitale Conakry, ainsi qu’à l’intérieur du pays. Pas la moindre banderole ou affiche, encore moins des spots audio ou vidéos faisant cas.
Eh oui ! C’est le mois de Ramadan. Un mois de pénitence, de repentir et de preuve de foi en Dieu. La Guinée étant un pays dont la population est à plus de 80% musulmane, toutes les activités et autres manifestations culturelles, du moins celles qui sont contraires aux principes du Ramadan, sont actuellement suspendues.
Pour ce candidat, Barry Boubacar, qui quittait tout juste son centre d’examen : « c’est une volonté divine, donc il faut l’accepter ». D’ailleurs, ajoutera-t-il, « nous allons profiter du mois saint pour implorer la grâce d’Allah afin que nous puissions passer le Bac haut les mains ».
Si le premier s’est résigné parce que c’est « leur destin », il n’en est pas de même pour Sylla Amadou. Vu qu’il a été stressé durant toute l’année, cet autre candidat aurait souhaité aller se « défouler à la plage avec les amis », question de récupérer le maximum d’énergie fournie pendant toute cette période d’examen.
« Je n’ai jamais aimé l’attitude de certains amis à la fin des épreuves. Ils déchirent leurs tenues, font la pagaille, bref, du n’importe quoi… je trouve cela anormal. Et le plus souvent ce sont des tonneaux vides qui font ces genres bruits. Et à la proclamation des résultats, ils ne sont même pas admis… que la fin des épreuves du Bac coïncide au Ramadan, je trouve cela très bien, comme cela, ça évitera à certains de faire n’importe quoi ! ». Tels sont les propos poignants de Fatoumata Sacko vis-à-vis de la question. Néanmoins, elle a tenu à formuler ce vœu : « que Dieu nous aide à passer le bac ! »
Dans tous les cas, c’est entendu ! « La chance vient au bout de l’effort.».
Camara Lamine pour Guineeconakry.info




















