
L’Afrique du sud de Nelson Mandela qui été éclaboussée par l’onde de choc de cet ouragan de corruption, a rejeté les accusations de versements de pots de vin, mais la tournure des événements n'a pas joué en sa faveur ; d’autant plus que le bras droit de celui qu’on imaginait imperturbable face aux critiques, a été mis en cause dans le scandale que certains qualifie désormais de « Coupe du monde de la corruption»
Une tache noire indélébile vient donc assombrir le ciel bleu de la nation arc-en-ciel dont l'attribution de la coupe du monde 2010, aurait été le fait d'une corruption avérée, selon les enquêteurs du FBI, qui ont mis en évidence l'implication de la FIFA dans une transaction financière 10 millions de dollars US entre l'Afrique du sud et l'institution. Une opération de blanchiment d'argent qui aurait été supervisée par cette dernière, en la personne du Français Jérôme Valcke, bras droit de Blatter. Une somme qui aurait été versée à Jack Warner, ex-patron de la Concacaf. En clair, l'Afrique doit sa première coupe du monde de football à la corruption.
L'atmosphère de suspicion était devenue suffisamment pesante, l'odeur de la mafia qui se dégageait des couloirs de la FIFA, était devenue insoutenable. Une sorte de méfiance planait déjà suffisamment sur l'institution, avant que n'éclate ce scandale qui a fait voler en éclats une grande part de prestige de cette fameuse institution, et dont l'onde de choc a emporté ses membres véreux et sans scrupule.
Cette démission que les inconditionnels du foot appelaient de tous leurs vœux, au nom du sacro-saint sens de l'éthique, mais aussi pour laver l'honneur et la réputation des 209 fédérations nationales affiliées, était désormais un impératif, une nécessité.
Malgré le semblant de confidence qu'affichait Sepp à l'issue de sa réélection et sa théorie du complot, pointant du doigt les Etats-Unis qu'il accusait d'être dans une posture de vengeance, pour avoir perdu l'organisation du Mondial 2018, en faveur de la Russie ; ses arguments n’ont pas suffi à dissiper cette image d'organisation corrompue qui collait à la peau de la FIFA.
Dans un environnement où tous était en train de s'écrouler autour de lui, il savait pertinemment qu'il finirait par y passer. Ce n'était peut-être qu'une question de temps. Le vieux briscard a donc pris les devants, pour dit-il un ''manque de soutien dans le monde du foot''. Dans tous les cas, un vent de renouveau commence va souffler sur la planète foot, et on serait presque tenté de lâcher un "ouf !!! Enfin"
Mamadou DIALLO pour GCI
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