
En effet, alors que la précédente stratégie de communication, en prenant en compte les cas suspects tout aussi que les décès dont les causes ne sont pas formellement (cliniquement) reliées au virus Ebola, les dernières statistiques, épurées de ces deux aspects, indiquent que 72 personnes ont jusqu’à la date du 24 avril 2014, succombé des suites du foudroyant virus, sur un total de 115 cas confirmés.
Bien que ces chiffres soient à déplorés, en tant que tels, il n’en demeure pas moins qu’ils sont largement en deçà de ceux qui étaient précédemment mis à la disposition de l’opinion publique. Particulièrement prompte à mettre en évidence les ‘’success stories’’ dans la gestion de l’épidémie, la présidence de la République s’empresse d’ajouter que 21 personnes s’en sont sorties après avoir été testées positives au virus d’Ebola.
Ces 21 chanceux repartissent ainsi qu’il suit : 12 à Conakry, 7 à Guéckédou et 2 Macenta. Sur la même lancée, les autorités brandissent également le fait que des 878 personnes placées sous surveillance (personnes contacts), 588 ne présentent pas les signes de la maladie au bout des 21 jours d’incubation. Par conséquent, leurs noms ont été rayés de la liste de surveillance. Une bonne nouvelle, à priori. Sauf que les 290 qui restent attendent, elles aussi, d’être fixées.
A côté de ces nouvelles relativement positives, il y en a dont on ne peut pas du tout se réjouir. Il s’agit de celles relatives à la progression de l’épidémie. A propos, les statiques fournies par la présidence de la République indiquent que six nouveaux cas confirmés ont été répertoriés, entre le 17 et le 24 avril. Cinq que ces derniers cas ayant été enregistrés à Guéckédou, cette ville du sud du pays demeure toujours le principal foyer de propagation de la maladie. Mais dans ces dernières informations, le plus inquiétant réside dans l’intervalle temporaire au cours duquel ces nouveaux cas ont été enregistrés.
Cet intervalle renseigne en effet sur le fait que la chaîne de propagation n’est pas encore maîtrisée. Or, c’est à ce niveau où se situe le plus gros défi. D’où la nécessité de poursuivre et intensifier le combat.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















