
Des mesures contre le risque d’Ébola
A l’entrée des jeunes hommes et femmes sont chargés, d’un côté de vendre les tickets d’entrée, de l’autre, ils sont chargés de veiller au respect des règles d’hygiène en cette période d’Ebola, par le lavage des mains et la prise de température à l’aide de thermo-flashs.
Sur l’esplanade, l’enthousiasme et l’excitation sont perceptibles. Des groupes de jeunes visiblement ravis du spectacle défilent dans tous les sens : discussions sous l’écran géant diffusant de la pub en continu, des cris de joie ; bref le scénario idéal pour s’évader et déstresser.
Une organisation qui s’améliore
L’entrée dans le compartiment des expositions et ventes, est le deuxième niveau pour accéder aux divers articles et produits offerts. Tout y passe, des boissons rafraichissantes aux marques de téléphones mobiles en passant par l’ameublement, la distribution d’images par bouquets, à la médication traditionnelle, la restauration de proximité, la banque ; la foire est vraiment un espace moteur d’échanges.
Les stands d’exposition-vente sont séparés par des allées réservées aux visiteurs et curieux qui peuvent alors passer d’un comptoir à l’autre. Passant en revue les gammes de produits et services proposés par les différentes entreprises et particuliers, chaque stand étant habillé aux couleurs ou logo de la marque de l’entreprise qui l’occupe. Sur l’allée principale, en face du stand de Cellcom Guinée, le stand de la Bicigui.
Assise derrière un comptoir et affichant un sourire radieux et accueillant, Lirsadiou Cissé est assistante du chargé de communication Mohamed Soumah à la Bicigui filiale du groupe BNP PARIBAS. Elle nous raconte son expérience de la foire «Cette année ce n’est pas comme avant. Lors des éditions précédentes, il y’avait un sérieux manque à gagner du côté organisationnel. On pouvait retrouver un stand de restauration à côté de celui d’une société de téléphonie ou d’une banque, c’était l’anarchie. Pour la présente édition les stands ont été classifiés et je trouve que c’est une bonne chose ».
Mademoiselle Cissé pense néanmoins que l’affluence ‘’n’est pas encore tout à fait ça’’ et elle dit le comprendre par le contexte économique. Mais pour elle, il n’est pas évident de s’offrir autant de liberté en s’achetant quelques articles : « Je viens de demander le prix d’une chemise traditionnelle confectionnée sur place, on me dit qu’elle vaut 250.000 GNF. Vous vous imaginez une chemise traditionnelle à ce prix, c’est excessif ! » juge t’elle, mais elle croit par ailleurs que c’est une mauvaise stratégie pour les exposants de surfacturer dans un contexte économique aussi difficile.
Un espace de détente
La FIC est comme chaque année, l’attraction principale des Conakykas, de tous les âges. Une sorte de pèlerinage pour certains, car pour eux il n’est pas question de rater cet événement pour rien au monde. Après il y a les autres ceux qui la découvrent pour la première fois, et tombent sous le charme.
Cependant tous ceux qui viennent à la foire n’y viennent pas forcément pour acheter. Chacun y va de son motif : Il y’en a qui viennent s’évader, profiter de l’atmosphère comme les concerts de circonstance qui y sont organisés. C’est le cas de Mamadou F. 23 ans étudiant : «Après la FAC, nous venons nous retrouver ici entre amis pour passer du bon temps » ou alors ceux qui viennent avec époux ou épouses, fiancé(e)s, copines ou copains, s’offrir des cadeaux symboliques ou mirobolants selon les moyens.
La FIC est comme une scène de théâtre où chaque acteur, chaque personnage, ou décor apportent un grain de sel pour donner à l’événement toute la ferveur qu’il suscite et son attractivité.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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