
Ce film dont le scénario porte sur la révolution égyptienne, est en effet le seul en compétition pour la prestigieuse palme d’or.
Les chroniqueurs ne lui donnent certainement pas le rôle de favori. mais pour qui connaît le niveau relevé de la compétition et les budgets qui sont ceux de la réalisation de certaines œuvres rivales de "Après la bataille", on peut se féliciter juste de la sélection. Il sera projeté dès ce jeudi sur la Croisette. L’Afrique sub-saharienne quant à elle ne sera représentée que par un seul long métrage. Il s’agit de « La pirogue » du Sénégalais Moussa Traoré. Mais pour lui, ce sera dans la catégorie Un certain regard. Dans la même catégorie, on aura un autre maghrébin en la personne du Marocain Nabil Ayouch avec "Les chevaux de Dieu".
Au titre de la Quinzaine des réalisateurs, l’Afrique aura deux représentants sur une sélection qui en compte 21. Il s’agit de "Le repenti" de l’Algérien Merzak Allouache et le court métrage du Marocain Fyzal Boulifa. Ce sont ces cinq productions artistiques qui, au cours de cette grand-messe mondiale du cinéma, rappelleront l’existence du continent africain. Comme on le disait précédemment, par rapport à d’autres éditions, les professionnels du cinéma ont tendance à se réjouir. Mais quand 54 nations africaines ne peuvent se faire représenter que par cinq maigres œuvres, il n’y a pas de quoi se réjouir.
Quatre de ces cinq œuvres ont été produites au Maghreb. Une statistique qui exprime éloquemment le sort peu enviable du cinéma de l’Afrique sub-saharienne. L’industrie cinématographique a encore beaucoup de défis à relever. Des défis en termes d’investissement, de promotion mais aussi de réglementation. Autant de défis qui ne seront guère relevés si les pouvoirs publics ne font pas valoir plus de volonté politique à l’endroit du cinéma africain.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















