
Prétendre jouer un rôle capital dans le domaine du sport-roi implique donc un préparatif sérieux, avec un déploiement de moyens considérables, indispensable pour ramener toutes les chances de son coté. C’est du moins à ce jeu que se livrent depuis un temps, les trois candidats déclarés aux joutes électorales prévues pour le 15 juillet au palais du peuple à Conakry.
Dorénavant, nul d’entre eux ne saurait compter sur des critères subjectifs, comme en politique où la région et l’ethnie jouent un rôle important, pour accéder à ce poste absolument "juteux". Les électeurs étant choisis par rapport à de nombreux objectifs en fonction uniquement des intérêts individuels ou collectifs des groupes antagonistes.
Mais qui sera donc le prochain Président de la féguifoot ?
Aboubacar Bruno Bangoura : Il est à la tête de la Féguifoot grâce à son dévouement pour l’ancien système. Sinon, il n’aura pas été particulièrement novateur pour le football guinéen. Il devra donc se battre plus fort pour convaincre les nouvelles autorités de sa volonté de les accompagner politiquement. Ce qui n’est surtout pas évident en présence d’un Titi Camara, qui selon les rumeurs, tire forcément la corde à distance. Bruno à tout de même les moyens suffisants pour s’attirer la sympathie des électeurs en provenance du pays profond.
Salifou Camara Super V : ancien président de la Féguifoot déchu suite à une décision arbitraire du temps du ministre Kader Sangaré, Super V est resté proche des footballeurs et du football guinéen. Grâce à l’appui notamment financier de certains de ses amis, il a déployé de gros moyens pour revenir cette fois encore à la tête de l’instance du football national. Le réussira-t-il ? A priori, Super V peut compter sur le soutien du département des sports, avec à la tête, un certain Titi Camara, qui tient à faire payer à Bruno le fait de l’avoir écarté lors de la dernière échéance. La présence à ses cotés du manager Ahmadou Diaby et de l’ex-sociétaire du Syli national, Djibril Diarra ne demeure pas moins un atout important. Ses faiblesses se situeraient peut-être dans le fait qu’il a moins d’amis que Bruno au sein de l’équipe sortante.
Thiangui Barry : un homme de terrain qui maîtrise bien le milieu footballistique guinéen, pour avoir géré un des clubs de ce pays à la base. Il aura en effet fait du Fello Star de Labé, parti de rien, un des clubs d’élites de ce pays. Même s’il affirme qu’il n’est pas prêt à mettre de l’argent dans sa campagne, il apparait tout de même comme un prétendant sérieux, à cause des moyens financiers dont il dispose pour mobiliser les électeurs peu antis et moyens exigeants sur les principes du jeu électoral. Thiangui péchera sans nul doute de n’avoir pas avoir à sa portée une équipe de campagne regorgeant les grands noms du football national. Ce qui n’altère en rien le fait qu’il autant de chance que ses concurrents.
La bataille reste donc ouverte à tous points de vues. Pour que ces hostilités débouchent sur une solution à la satisfaction du football national qui végète dans une léthargie imméritée.
Source: www.justinmoreljunior.net




















