
Dr Dansa Kourouma a également indiqué qu’à son avis, ce scrutin massif est un signal adressé à la classe politique. Celle-ci doit comprendre que le peuple s’est exprimé. Par conséquent, « nous devons avoir pitié de notre peuple. Le gagnant doit se montrer comme un bon gagnant. Autrement dit, celui qui respecte ceux qui ont perdu et qui leur tend la main pour travailler ensemble, en vue de relever les défis du développement. Le perdant également doit être un bon perdant, en acceptant de prendre la main tendue du gagnant à condition que cette main tendue soit franche et fraternelle’’, a-t-il dit.
Pour Dr Dansa Kourouma, en vérité ce processus électoral a des lacunes qu’il faut ensemble, sans orgueil, dans la transparence et l’unité d’action, combler, pour que les élections, au lieu de constituer un malaise permanent pour les populations, soit le socle de la démocratie. Le président du CNOSCG a aussi noté que les élections sont sources de tension en Afrique, mais des pays comme le Sénégal ont fait des réformes audacieuses. Aujourd’hui, les élections sont un grand rendez-vous de la démocratie. ’’C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui à la CENI, à l’Etat, aux institutions, notamment l’Assemblée nationale, de taper du poing sur la table pour parvenir à la correction des tares enregistrées dans l’organisation de nos élections à travers la prise des réformes audacieuses et sérieuses’’, a avancé Dr Dansa Koourouma.
‘’La CENI actuelle est minée par les clivages politiques. Le débat politique, au lieu de s’inviter au sein du parlement, la CENI devient son réceptacle. La deuxième chose, ce sont les partis politiques. Personne ne s’est soucieux de leur mode de fonctionnement, de leur mode de financement, le comportement des leaders politiques, leurs discours, leur projet de société. Nous devons nous battre pour que les partis, qui se construisent, autour des ethnies, disparaissent au profit des partis républicains’’ a-t-il dit.
Léon Kolié pour GCI
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