EXAMENS SCOLAIRES: Beaucoup plus de restrictions

S'il y a une réforme que le ministère de l'enseignement pré-universitaire de la troisième république est en passe de réussir, c'est bien celle portant sur le durcissement des conditions d'organisations des examens scolaires de fin d'année. Se déroulant sous le mot d'ordre de "tolérance zéro à la fraude", ces évaluations finales se déroulent chaque année avec une mesure supplémentaire tendant à renforcer leur sécurité. Et au compte de la session 2014, la nouvelle formule consiste essentiellement en la décantation devant aboutir à une maîtrise des candidats effectivement habilités à composer. L'annonce a été faite mercredi par le directeur national du Service des examens et concours scolaires.

Le département en charge de l'enseignement pré-universitaire et de l'alphabétisation a décidément fini par découvrir une des manœuvres à laquelle on se livrait depuis des années au sein des écoles guinéennes. Il s'agit de ces candidats à l'examen d'entrée en 7ème année, du BEPC ou du BAC qui, bien que n'obtenant pas leurs moyennes, s'installaient quand même en classe supérieure. Se servant de quelques billets de banque qu'ils remettaient aux responsables des établissements, un candidat à l'entrée en 7ème année, s'inscrivait alors illégalement au collège. En fin d'année, il compose normalement et peut passer en 8ème année. Mais en même temps, il lui faut repasser l'examen d'entrée en 7ème pour disposer légalement de son Certificat d'études primaires.

Le problème cependant c'est qu'au BEPC, la période qui le sépare de l'année à laquelle il a obtenu son examen, s'en trouverait anormalement raccourcie. D'autant plus raccourcie qu'il peut répéter le subterfuge autant de fois qu'il lui est possible de le faire !

Au compte de cette année, c'est ce genre de pratiques que les responsables en charge de l'éducation ont ciblées. C'est du moins ce que le directeur national du service Examens et concours scolaires, Amadou Diallo, a indiqué mercredi devant la presse. C'est ainsi qu'il a déclaré : « pour les examens de cette année, nous avons mis en place des commissions par examen. Celles-ci nous ont permis de déceler des candidats que des écoles ont présentés, par exemple au baccalauréat unique mais qui n'avaient pas de BEPC. Des candidats qui ont fait le BEPC en 2013, 2012. Entre la terminale et le BEPC, il y a trois ans. Donc, le minimum, c'est 2011. Un candidat qui a fait le BEPC en 2011, peut être candidat en 2014 au Bac unique. Nous avons donc écarté tous ces candidats ».

Dans le même ordre, un dispositif permet de déceler les tentatives via les homonymies. Autant de mesures qui auraient, à en croire Amadou Diallo, abouti à des résultats tangibles. Ainsi, au baccalauréat unique et compte des Sciences expérimentales par exemple, on est passé de 14.520 candidats potentiels à 11.676 candidats effectifs. En Sciences sociales, ce rapport est de 45.962 contre 39.062.

Autres dispositifs sécuritaires ? La prise en compte des photos numériques sur les fiches des candidats et le remplacement des feuilles d'examen par des cahiers-réponses.

Estimant que son service est suffisamment prêt, Amadou Diallo a proposé la
période du 7 au 28 juin 2014 pour la tenue des examens nationaux de fin
d'année.

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

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