
Depuis quelques cinq jours, 35 personnes sont déjà tombées dans de violents combats opposent policiers éthiopiens à ces miliciens somaliens pour une question de terre, dans cette bande qui sépare les deux pays qu’est l’Ogaden.
Dans cette guerre fratricide, les accusations fusent de partout. Les premiers, les Ethiopiens, en guerre contre le terrorisme islamiste, y voient la signature rebelle des shebabs qui veulent impunément franchir des zones interdites et venir se transformer en bombes humaines, pour troubler le développement progressif de leur pays. Les seconds dénoncent des pillages, des vols et même des viols que subissent leurs populations par une nébuleuse policière baptisée LIYU.
Pour ces Somaliens, cette portion de terre est bien la leur, c’est pourquoi depuis des années, le Front de libération de l'Ogaden (ONFL) se bat pour donner la liberté a son peuple, même si certains responsables pour des raisons tactiques, préfèrent ne point reconnaitre une quelconque implication dans ce regain de tension, dans cet espace de fébrilité guerrière.
Les combats de ces derniers jours viennent nous rappeler qu’au-delà de la lutte internationale contre l’islamisme intégriste, la question des frontières entre ces deux pays est encore entière.
Maria de BABIA pour GCI
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