
La guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée est comme un baromètre qui situe l’opinion sur l’évolution des relations socio-politico-militaires entre les deux pays, tant elle rythme leur existence. Les temps de paix apparaissant comme des ilots que rapidement les vagues de haine et de frustrations accumulées de part et d’autre vont envahir à nouveau.
Frères ennemis
Les accrochages qui ont ainsi éclaté le week-end et qui selon toute vraisemblance, se sont poursuivis hier, sont les relents constants des tensions permanentes entre ces deux frères ennemis qui, autrefois, ne formaient qu’un seul pays, mais que les contradictions historico-politiques ont régulièrement plongé dans des conflits fratricides. Ainsi durant trois décennies (1961-1991), les deux pays se battront. L’Erythrée, pour son indépendance et l’Ethiopie pour son maintien dans l’empire. Avant de se séparer, de guerre lasse, finalement à l’amiable en 1993.
Leurs plus récents affrontements se situent de mai 1998 à juin 2000, avec des dizaines de milliers de morts et de blessés dans les deux camps, sans compter les dégâts matériels immenses et les millions de dollars américains perdus à jamais. La Haye dans son verdict avait conclu que c’était bien l’Erythrée, l’agresseur ! Un gâchis.
Agir à temps
Les bruits de bottes entendus ces jours-ci aux frontières, rappellent malheureusement ces années de braise, et la confusion qui entoure la situation, avec cette sale espèce de confidentialité militaire d’Addis-Abeba à Asmara, est inquiétante. L’Union Africaine et la communauté internationale, devraient tout faire pour y voir plus clair et agir pour la paix entre ces frères ennemis.
Maria de BABIA pour GCI
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