
Dans ce rapport fortement documenté, l'ONU y dénonce 25 ans de crimes contre l’humanité, orchestrés par le régime autocrate du président Issayas Afewerki, qui s’est illustre durant cette longue période par des pratiques exécrables de torture, d’assassinats programmés, de viols, séquestrations, de travaux forcés et autres disparitions planifiées.
Haut degré de criminalité
Mike Smith, le président de la commission d'enquête et son équipe ont accompli un gigantesque travail de recherches, de recueils fouillés de témoignages de victimes vivantes autant que possible, ou de vrais connaisseurs des détails des crimes commis par les affidés de ce système deshumanisant, qui a amené beaucoup d’Erythréens à voter avec leurs pieds, bravant même les vagues meurtrières de la mer en furie.
La commission d’enquête souhaite que ce rapport soit transmis pour toutes fins utiles à la Cour pénale international, à La Haye, afin que soient effectivement poursuivis les auteurs ou responsables de ces crimes. Pour que la justice se saisisse aussi rapidement de ce dossier dont l’actualité et le haut degré de criminalité appellent une réponse de toute urgence car, pour les rapporteurs, les autorités érythréennes responsables « d’actes inhumains…commis dans le cadre d’une campagne systématique et à grande échelle contre la population civile depuis 1991 »
L’Onu n’a pas dit son dernier mot
Ce constat a déclenché la réaction immédiate d’Asmara qui ont taxe le rapport onusien de ‘’risible’’ et ‘’infondé’’ manquant de ‘’véritables preuves’’. Autant de raisons qui font qu’aux yeux de Yemane Ghebreab, le directeur des Affaires politiques du parti unique au pouvoir, tout ceci prouve ‘’sa motivation purement politique’’ dont le seul but est de déstabiliser l’Erythrée.
Un tel raccourci est aussi un bluff politique, qui ne vise qu’à défendre un régime aux abois. Mais les Nations unies n’ont pas dit leur dernier mot.
Maria de BABIA pour GCI
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