EPIDEMIE: Les élus locaux appelés à s’impliquer dans la lutte contre le choléra

En tout un peu plus de 1500 cas de choléra ont été enregistrés, entre février et juillet 2012, dans la ville de Conakry et dans six autres préfectures du pays, frappées par l’épidémie malgré une campagne de sensibilisation à outrance engagée par le département de la santé et de l’hygiène publique, à travers la division chargée de la prévention et de la lutte contre la maladie. Cette campagne s’effectue le plus souvent par média interposés et en collaboration avec les partenaires au développement au nombre desquels l’OMS, l’UNICEF et PSI-Guinée, ... 23:44 6-8-2012

Cette campagne s’effectue le plus souvent par média interposés et en collaboration avec les partenaires au développement au nombre desquels l’OMS, l’UNICEF et PSI-Guinée, jouent un rôle déterminant dans la distribution des désinfectants comme "Sur’eau" dont l’utilisation a sauvé de nombreuses familles appliquant correctement les règles d’hygiène alimentaire. Même si les centres nationaux de prise en charge des malades continuent à recevoir en nombre des patients, arrivant le plus souvent dans un état critique. De sorte que pour une plus grande efficacité, le ministre de la santé, Dr Naman Kéita, a tenu récemment une rencontre de travail, sous les auspices du gouvernorat de la ville de Conakry, avec les responsables des quartiers et 5 communes de la capitale, en vue de les impliquer de manière plus accrue dans la lutte contre cette épidémie, qui frappe la Guinée de manière cyclique le pays avec des pertes en vies humaines.

L’occasion était également opportune pour prodiguer de sages conseils  aux élus locaux, chefs religieux et aux sages en direction de leurs mandants.

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à une bactérie, vibrion cholérique, qui se transmet par voie directe fécale-orale ou par l’ingestion d’eau et d’aliments
contaminés. En un trimestre cette maladie a fait beaucoup de victimes. Elle se manifeste essentiellement par des vomissements, des selles liquides qui finissent par provoquer une véritable déshydratation. 

Au cours de la rencontre qu’il a eue, le ministre de la santé, Dr Naman Kéita, a demandé aux élus locaux de la ville de Conakry de contribuer à la prévention de l’épidémie de choléra dans leur localité, en sensibilisant leurs citoyens sur le danger que représente cette épidémie. D’autant plus que le choléra prend des proportions  importantes. 

Le centre national de Donka qui interne plus de 300 personnes, reçoit en outre plus de 500 personnes par jour. Il reste entendu que le traitement est gratuit et que les malades qui y sont hospitalisés, reçoivent des rations alimentaires quotidiennes. 

Le ministre de la santé a expliqué que "la gestion du choléra ne doit pas être uniquement le souci du corps médical mais de tout le monde". Une opération multidimensionnelle qui doit mobiliser les autorités à tous les niveaux. 

Pour éviter le choléra, il faut simplement, « boire de l’eau propre, désinfecter au savon et à l’eau de javel les crudités, se laver les mains au savon avant chaque repas, mais aussi après les toilettes ».

Ces comportements permettent également de freiner l’épidémie. Aussi, les proches
des personnes décédées suite au choléra devraient s’arranger à ce que les corps
ne soient pas déballés, après avoir été traités par les médecins. Outre le centre de prise en charge des patients de choléra du CHU de Donka, il y a ceux de Matam, Matoto et récemment un autre a été ouvert à Koloma.  

Salématou Diallo pour GuineeConakry.info

Recherche

Suivez-nous

GUINEE: Petit KANDIA "Birin Moulan"



  • Le célèbre chroniqueur est au cœur d’un bras de fer avec Mamadou Blaise Sangaré, conseiller spécial du Chef de l'Etat. Votre site avait relayé cette affaire portant sur des propos diffamatoires attribués à Ras Bath. Ce début de semaine mettra aux pr

Annonce