
Mais, vu l’état d’insalubrité dans lequel baigne la quasi-totalité des quartiers de la ville de Conakry, il n’est pas exclu que l’épidémie sévisse davantage cette année, si des mesures urgentes ne sont pas prises à temps.
En effet, il est inutile de rappeler que, le choléra est une infection intestinale aiguë, transmise par l'ingestion d'eau contaminée par le vibrion cholérique. « La contamination est orale, d'origine fécale, transmise par l'eau de boisson ou des aliments souillés ». D’où la nécessité de mettre un accent particulier sur la salubrité des lieux en cette période de grandes pluies.
En particulier les marchés envahis de montagnes d’ordures dans les secteurs qui abritent généralement les femmes, qui étalent pour la plupart du temps, des épices à même le sol. Exposant ainsi des familles entières aux maladies diarrhéiques les plus sévères qui soient, avec en premier lieu le choléra!
Le manque d’accès à l’eau potable et l’absence quasi totale des populations aux latrines sont les principales causes de la propagation de la maladie. Il est donc temps que les autorités à tous les niveaux s’impliquent, dans une synergie d’action, pour une lutte efficace contre le choléra. A travers tout d’abord des campagnes de sensibilisation qui pourraient s’étendre même aux foyers à travers des portes-à-portes.
Maïmouna Fofana pour GuineeConakry.info




















