EPIDEMIE: Le choléra resurgit de nouveau à Conakry

Si par le passé le choléra frappait les communautés de manière cyclique, cette épidémie devient de plus en plus récurrente, au point de devenir un problème non pas seulement de santé mais de développement. Une situation gravissime qui engage davantage les responsabilités des autorités qui ne semblent pas anticiper des actions concrètes, pendant qu’il est temps, tandis que des populations s sont exposées sans cesse au risque de maladie et même de la mort. Le gouvernement n’a déclaré la fin de l’épidémie de choléra qu’en début du dernier trimestre de l’année écoulée. Une période au bout de laquelle plus de 180 personnes ont perdu la vie. Une certaine rémittence qui ne pouvait s’étendre dans le durée. Et, dès mars 2013, les premiers cas de choléra ont été signalés à Mamou, dans la région de la Moyenne Guinée. Aujourd’hui on parle 6 morts sur les 104 enregistrés par les services sanitaires du pays. L’ile de Menyigbé à Kobaya dans la commune de Ratoma semble la plus touchée avec 3 décès déjà sur 22 cas signalisés. Pour y faire face l’ONG internationale "Médecins sans Frontière" a déployé une équipe médicale sur les lieux pour le fonctionnement du centre ouvert à cet effet... 22:35 21-6-2013

Mais, vu l’état d’insalubrité dans lequel baigne la quasi-totalité des quartiers de la ville de Conakry, il n’est pas exclu que l’épidémie sévisse davantage cette année, si des mesures urgentes ne sont pas prises à temps.

En effet, il est inutile de rappeler que, le choléra est une infection intestinale aiguë, transmise par l'ingestion d'eau contaminée par le vibrion cholérique. « La contamination est orale, d'origine fécale, transmise par l'eau de boisson ou des aliments souillés ». D’où la nécessité de mettre un accent particulier sur la salubrité des lieux en cette période de grandes pluies.

En particulier les marchés envahis de montagnes d’ordures dans les secteurs qui abritent généralement les femmes, qui étalent pour la plupart du temps, des épices à même le sol. Exposant ainsi des familles entières aux maladies diarrhéiques les plus sévères qui soient, avec en premier lieu le choléra!

Le manque d’accès à l’eau potable et l’absence quasi totale des populations aux latrines sont les principales causes de la propagation de la maladie. Il est donc temps que les autorités à tous les niveaux s’impliquent, dans une synergie d’action, pour une lutte efficace contre le choléra. A travers tout d’abord des campagnes de sensibilisation qui pourraient s’étendre même aux foyers à travers des portes-à-portes.

Maïmouna Fofana pour GuineeConakry.info

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