
L’atelier de formation en question qui se tient du 27 au 29 mars 2012 s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention internationale sur la diversité biologique et conformité des recommandations du protocole de Cartagena (Montréal). Ces recommandations, la Guinée se doit les mettre œuvre, en sa qualité de pays partie à la convention en question. Ainsi, pendant les trois jours que durera cette formation, les participants devront apprendre à aller se connecter sur le site du centre d’échange d’informations sur la biosécurité (BCH), à rechercher les informations dont ils pourraient avoir besoin dans le cadre de leurs activités respectives et à préparer les décisions susceptibles d’être soumises au centre. Toutes choses qui participeront au combat en faveur de la biosécurité..
Madame Hawa Diallo, la directrice adjointe du bureau de stratégie et de planification au ministère délégué à l’environnement, des eaux et forêts et point focal national du centre d’échange d’informations sur la biosécurité, nous explique que '' la biosécurité se rapporte à l’utilisation rationnelle des organismes génétiquement modifiés (OGM). En d’autres termes, c’est l’ensemble des mécanismes et des mesures permettant de faire face aux éventuels risques liés à une certaine utilisation des OGM. Parce que bien que n’en produisant pas, de nombreux pays africains qui ont le statut de consommateurs de ces organismes sont potentiellement confrontés à des risques notamment sanitaires et environnementaux''
Et c’est dans le cadre de ce combat que cet atelier a été initié avec le soutien financier du Fonds mondial pour l’environnement. La présente session portant quasiment exclusivement sur le centre d’échange d’information sur la biosécurité (BCH) est d’une importance capitale, dans la mesure où ledit centre, servant de relais, est à la disposition de tous les pays du monde et est accessible à toutes les couches socioprofessionnelles.
Monsieur Lamine Sano Ouattara, Conseiller régional pour le centre d’échange pour la prévention des risques technologiques et formateur, estime, pour sa part, que durant les trois jours, sa tache va consister « à renforcer ou à développer les capacités dans l’utilisation de ce centre d’échange, permettre aux personnes qui sont les représentants-clé du gouvernement guinéen, qui ont pour charge et fonction de mettre en œuvre le protocole de Cartagena en Guinée, de pouvoir s’approprier la connaissance et l’utilisation de ce centre d’échange, afin de pouvoir rapporter et soumettre l’information qui a trait à la mise en œuvre du protocole en Guinée au centre d’échange et ainsi de satisfaire aux obligations que la Guinée a vis-à-vis du protocole. Durant les trois jours que dure cette formation, les représentants-clé du gouvernement que sont les séminaristes vont non seulement être exposés à ce que c’est que le centre d’échange d’informations sur la biosécurité, les informations qu’on y trouve, ce que représente cette plateforme de partage d’informations au niveau de la mise en œuvre du protocole de Cartagena et comment intégrer et transmettre les informations via le BCH ».
Représentant le ministre délégué à l’environnement, des eaux et forêts, le secrétaire général, Monsieur Yacine Sow, a indiqué que « cet atelier se tient à un moment capital de la vie de notre pays ». En effet, selon lui, la nouvelle gouvernance engage chacun, dans son domaine d’activités « à faire de la gestion rationnelle des ressources biologiques un impératif majeur pour le développement socio-économique durable du pays ».
Pour sa part, Madame Djiwo Barry, chef de section environnement et sécurité industrielle au ministère de l’industrie et des petites et moyennes entreprises et participante, la tenue de cet atelier trouve toute son importance pour un département comme le sien. En ce sens que, selon elle, c’est toujours important pour un ministère qui s’occupe de la transformation des matières de « s’assurer de la qualité des produits alimentaires importés en Guinée en vue d’être transformées par les unités industrielles locales ». Cette attitude de prudence est selon elle d’autant plus nécessaire que la logique commerciale conduit certains à user de produits nuisibles à la santé humaine et à l’environnement dans la confection ou la culture de certains produits.
Il faut rappeler que ce premier atelier sera suivi d’un second, les 1er et 2 mars prochain et qui s’adressera aux utilisateurs du BCH que sont, entre autres, les chercheurs, les médecins, les douaniers et les juristes. Une troisième session est prévue en fin mars à l’intention des journalistes.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















