
... une série d'activités pour poser avec les études des lycées de Conakry la problématique de l'emploi, en corrélation avec la formation.
La JCI a appelé cela, le deuxième forum des jeunes et étudiants 2007. Comme personnes ressources, invite a été faite aux spécialistes guinéens que sont: le directeur national de l'enseignement secondaire, le fondateur de l'université Mercure en Guinée, le directeur national de l'enseignement professionnel, un représentant de l'université Lansana Conté de Sonfonia, un employeur en la personne de la propriétaire de la ferme agro-pastoral de Fanyé dans la préfecture de Forécariah.
Les hommes de médias et les élèves et étudiants ont cherché à comprendre l'enjeu de l'emploi en Guinée. Et, grâce à la persévérance des conférenciers, il a été démontré que la courbe du développement est renversée dans notre pays. D'autant que de nos jours, il existe 60.000 étudiants dans les institutions d'enseignement supérieur contre 20.000 élèves des écoles techniques et professionnelles.
Alors qu'au nombre d'étudiants ainsi indiqué, la Guinée devrait avoir 700.000 élèves du professionnel. Soit une moyenne de 1ingénieur pour deux contrôleurs. Cela est d'autant plus vrai que de nos jours les conférenciers ont déploré que certains sortants d'universités se soient retrouvés vigiles ou encore pompistes de stations d'essence.
Pour cela, ils ont estimé que l'on n'a vraiment besoin de passer quatre ans à l'université pour finir ainsi. Conséquemment la solution pour eux est de s'orienter vers une école professionnelle pendant qu'il est temps. Parce que simplement, un sortant de ces écoles a plus de chance qu'un universitaire mal formé, d'accéder à un emploi.
Les mêmes débats se sont poursuivis le lendemain samedi dans l'enceinte du lycée de Belle vue Saint Marie, dans la commune de Dixinn. Ces ''journées carrières''ont montré que les écoles ont eu tout le temps de poser des questions aux spécialistes installés dans des stands, sur les problèmes et des avantages liés à tel ou tel domaine de la vie active. A savoir, la gestion, la comptabilité, des métiers comme la menuiserie ou encore la maçonnerie.
Certains étudiants se sont engagés sur le champ à faire désormais des écoles professionnelles et apprendre un métier au lieu ''d'aller perdre son temps'' à l'université et rester dans rue après.
Momo Soumah pour GuineeConakry.info




















