ENSEIGNEMENT: La plainte des fondateurs des écoles privées

L'école ouvre ses portes avec ses corollaires de problèmes en Guinée. Outre les difficultés des parents d'élèves à aborder cette période délicate, il y a un véritable imbroglio au niveau des fondateurs des écoles privées. En effet, ces derniers se trouvent dans l'obligation de majorer chaque année les frais de scolarité. En tenant compte, bien sûr, du coût des matériels pédagogiques et du train de vie des enseignants. Ce qui fait que, de nos jours, le minimum qu'il faut payer pour scolariser un enfant du primaire...

... est de 15.000 FG, ceci, dans des écoles dénuées de tout confort et peut-être même de toute norme pédagogique. Sinon, il faudra payer entre 30.000 Fg et 75.000 Fg par mois. Sans compter le transport journalier et le prix de sandwich indispensable pour l'équilibre physique et psychique de l'écolier.

 

Et, pour qui connaît le revenu des foyers guinéens, on est vraiment pas surpris de la désertion des établissements d'enseignement privés. Tout le monde se rabat sur les écoles publiques, dont la capacité d'accueil, demeure naturellement limitée.

 

A ce niveau, il n'est point rare de constater que, dans certaines salles de classe, on dénombre plus de cent élèves. Ainsi, pour occuper une bonne place, un élève doit forcément se réveiller de bonne heure. A défaut, il sera serez obligé de suivre les cours depuis les persiennes.

 

Au même moment, les fondateurs des écoles privées tirent le diable par la queue. Dans une école privée où GCI s'est rendue il y a peu, le fondateur nous dit qu'il avait au total cent élèves dans les trois classes de 11ème années, il y a deux ans. L'année dernière, il ne lui est resté que cinquante. Et, cette année, il affirme qu'il risque de fermer les classes du lycée, si jamais, il enregistre moins de 10 élèves par salle de classe.

 

Pour toute solution à ce problème, apparemment crucial, un autre fondateur estime que, l'Etat ferait mieux, d'envoyer certains boursiers dans les écoles privées. Ce faisant, il pourrait facilement résoudre la crise de salles de classes. Mais aussi, il pourrait avoir un contrôle plus strict sur ces écoles.

 

L'Etat pourrait ainsi rendre les établissements privés

plus sérieux aussi pédagogiquement qu'hygiéniquement. Il y aurait ainsi moins de pagaille dans le système éducatif national. A VOIR.

 

Salématou Diallo pour GuineeConakry.info

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