
« Le rapport montre l’impact de mesures cruciales, simples, peu coûteuses, comme l’allaitement exclusif au sein, la vaccination, la fourniture de
moustiquaires imprégnées d’insecticide et de suppléments de vitamine A, a-t-elle dit. Toutes ces mesures ont contribué à la diminution du nombre de décès d’enfants ces dernières années ».
Le rapport révèle également qu’il faut faire bien davantage pour améliorer l’accès aux traitements et aux moyens de prévention, de manière à atténuer l’impact catastrophique de la pneumonie, de la diarrhée, du paludisme, de la malnutrition aiguë sévère et du VIH.
Le problème consiste à assurer aux enfants l’accès à un continuum de soins, avec l’appui de systèmes de santé nationaux solides.
« Pour atteindre les cibles fixées par les Nations unies en matière de santé de l’enfant, il est indispensable d’investir davantage dans les systèmes de santé mais l’on peut progresser même lorsque ces systèmes de santé sont précaires, a rappelé la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé, Dr
Margaret Chan. « Dans de nombreux pays, des programmes originaux montrent qu’une approche intégrée dans le cadre de laquelle chaque enfant bénéficie, en une fois, d’une panoplie d’interventions, peut avoir immédiatement des conséquences positives ».
Les nouvelles informations présentées dans La Situation des enfants dans le monde 2008 proviennent de données d’enquêtes sur les ménages ainsi que d’informations obtenues auprès de partenaires clés, notamment l’Organisation mondiale de la Santé et la Banque mondiale.
Le rapport donne des exemples d’initiatives couronnées de succès, comme la Stratégie accélérée pour la survie et le développement de l’enfant, qui fournit des soins de base intégrés aux familles appauvries d’Afrique subsaharienne, ou encore l’Initiative contre la rougeole, une campagne grâce à laquelle on a
réussi à réduire le nombre de décès imputables à la rougeole d’environ 68 % dans le monde, et de plus de 90 % en Afrique, par rapport à 2000.
170 enfants meurent par jour en Guinée soit un enfant toutes les 8 minutes
Le Rapport sur la situation des Enfants dans le Monde 2008 remis officiellement au gouvernement de la République de Guinée
Conakry, le 13 Mai 2008: Le rapport sur la « Situation des enfants dans le monde 2008 « ayant pour thème la « Survie de l’Enfant « été officiellement remis au gouvernement guinéen lundi 12 Mai par le Représentant de l’UNICEF, le Dr Mohamed Cisse.
C’était lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Centre Culturel Franco guinéen sous l’égide du Ministre de l’Education Nationale représentant le Premier Ministre et ce, en présence du Ministre de la Santé publique, du corps diplomatique, du système des Nations Unies, des cadres des Ministères, des ONG intervenant dans le secteur de l’enfance, d’une délégation d’enfants.
Le rapport met notamment l’accent sur les progrès appréciables enregistrés jusqu’ici au niveau mondial dans le domaine de la Survie de l’enfant et surtout sur les défis qu’il reste à surmonter lorsque l’on sait que dans le monde 26 000 enfants de moins de cinq ans meurent par jour. Presque tous vivent dans les pays en développement dont plus des 2/3 sont sur le continent africain.
Le rapport fait à ce sujet une dizaine de recommandations visant à renforcer les systèmes de santé pour un continuum de soins et une implication forte des communautés et l’apprentissage de gestes simples devant favoriser la réduction de la mortalité des moins de cinq ans. Examinant plus spécifiquement la situation des enfants guinéens de moins de cinq ans, la présentation nationale faite à cette occasion, révèle que 62 125 enfants meurent avant leur cinquième anniversaire en Guinée chaque année soit 170 enfants par jour et un enfant toutes les 8 minutes. Les causes sont: la diarrhée ou, le paludisme ou la pneumonie.
Au cours de son intervention le Représentant de l’UNICEF après avoir affirmé qu’« investir dans la santé des enfants et de leurs mères, est une bonne décision d’un point de vue non seulement économique mais également politique pour un pays en vue d’un avenir meilleur », à énoncé quatre défis auxquels la Guinée devrait s’attaquer à savoir:
-Le faible niveau d’allocation des ressources pour le secteur de la santé qui devrait être de 15% du budget national ;
-Le dysfonctionnement des structures sanitaires aggravée par la pénurie des médicaments en ence de mécanismes sûrs, durables et accessibles de réapprovisionnement des services de santé comme ce fut le cas dans un passé relativement récent ou la guinée servait d’exemple à la plupart des pays voisins en matière de soins de santé primaires.
-L’insuffisance du personnel comme les sages-femmes et leur mauvaise répartition au détriment des zones rurales pauvres;
-La faible coordination et harmonisation des partenaires intervenant dans le secteur.
Le Représentant du gouvernement, le Ministre Ousmane Souaré a notamment affirmé la volonté des autorités nationales à poursuivre les initiatives pour favoriser l’accès des populations aux soins de santé en vue de la création d’un monde digne des enfants seul capable de donner aux jeunes « des raisons d’espérer ». Rappelons que la césarienne a été rendue gratuite l’année dernière
La cérémonie a été agrémentée par les troupes artistiques, les « Zawagui, » la troupe acrobatique « Keita Fodéba « et les Enfants du Centre Social « Jean Paul 2 «
Pour plus d’informations veuillez contacter Michèle A. Badarou, Chargée de la Communication UNICEF/Conakry:
Tel: (224) 64 31 67 89, mbadarou@unicef.org




















