
Mais cette année, la grève générale illimitée n'a pratiquement pas permis aux responsables du ministère chargé de l'enfance et à l'UNICEF, d'imprimer à la fête, toute la dimension sociale qu'elle mérite.
Généralement, le MEG est bâti sur un thème précis défini par l'Union Africaine, et c'est l'opportunité rêvée pour parler des problèmes des enfants. Des récitals, débats, compétitions sportives et des saynettes réalistes sont organisés avec une forte participation des enfants et de leurs parents. Les médias et les responsables du pays à tous les niveaux sont mobilisés pour s'effacer devant les tout petits et les laisser jouer les premiers rôles.
Au Palais du Peuple ou dans les Maisons de la jeunesse, ou simplement dans les rues ou autres places publiques, les enfants deviennent les ''maîtres de la cité''. Admirables scènes de liesse populaire, de partage joyeux.
Cette année, cependant, malgré la pertinence du thème ''Les violences faites aux enfants'', la grève a crispé les énergies et ''volé'' des jours précieux du Mois, aux enfants. Mais dans leur générosité innocente, ils ont supporté leurs parents dans leur juste lutte pour un mieux-être.
Le thème de cette année garde toute son actualité, car de nombreux parents, publiquement ou dans l'intimité de leurs chaumières, ''bastonnent encore leurs rejetons et tonnent sur eux pour un oui ou pour un non''. Une attitude irresponsable qui appelle un changement urgent de comprtement.
Maria de Babia pour GuineeConakry.info




















